Jacqueline Harpman était une « amoureuse de la langue française »

DIDIER ZACHARIE

jeudi 24 mai 2012, 14:29

Jean-Luc Outers, écrivain et ancien responsable du Service des Lettres et du Livre au Ministère de la Culture de la Communauté Française, réagit à la mort de Jacqueline Harpman. « Elle avait beaucoup de lucidité sur ce qu’elle écrivait ».

C’est quelqu’un qui avait une place importante dans la littérature. Elle avait beaucoup de lucidité sur ce qu’elle écrivait. Elle avait arrêté d’écrire pendant vingt ans. C’est à cette époque que je l’ai rencontrée, alors qu’elle publiait le premier roman de sa nouvelle vie, ’La Mémoire trouble’, en 1987. Dans son écriture, elle était à la fois poussée par la langue et très soucieuse, très contrôlée. Elle avait ce double mouvement.

Et puis, elle était également psychanalyste, ce qui fait qu’elle a toujours fait le lien entre les deux, cette idée que ’quand on écrit, on se découvre soi-même’ ».