« Belgitude » fait son entrée au Robert

Rédaction en ligne

vendredi 22 juin 2012, 10:11

Le mot fait partie de la dernière cuvée du Robert illustré 2013, avec « tweets », « comater » ou « psychoter », au rayon noms communs. Venez nous donner votre définition.

« Belgitude » fait son entrée au Robert

François Damiens, dans « Dikkenek », incarnation de la belgitude ?

A 94 ans, Stéphane Hessel, auteur de “Indignez-vous! “, entre dans Le Robert illustré et Dixel 2013 aux côtés de François Hollande en tant que chef d’Etat, de l’ex-candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, de Jean Dujardin, Brad Pitt, Axel Kahn ou Wolinski.

La définition de « Belgitude »

belgitude, nom féminin. étym. 1981, J. Brel, de « belge », d’après négritude

« Ensemble des traits culturels propres à la Belgique; sentiment d’appartenance à la Belgique en tant qu’entité culturelle spécifique. « On s’était foutu de ma gueule toute la journée rapport à ma belgitude » (B. Blier). »

Quant aux “indignés”, dans le sens de “jeunes qui manifestent (en Europe et aux Etats-Unis) pour la justice sociale”, ils s’invitent dans Le Petit Robert 2013, en librairie jeudi, tout comme Le Robert illustré/Dixel.

Avec les mots du français et les noms propres classés ensemble, ce dictionnaire bimédia offre aux acheteurs de la version papier un accès illimité pendant quatre ans au dictionnaire numérique Dixel et aux mises à jour, à partir d’une clé incrustée dans la couverture.

De son côté, Le Petit Robert, qui s’enrichit aussi chaque année de nouveaux mots et sens, inclut un an d’abonnement au Petit Robert en ligne, version découverte.

Cette année, l’économie broie du noir avec l’entrée de “agence de notation”, “dette souveraine” ou “creusement” (du déficit).

La révolution numérique se poursuit avec l’arrivée de “cyberdépendance”, “billet” (d’un blog), “nuage informatique”, “mémoire flash” ou des plus obscurs “permalien”, “réseautique” et “rétrolien”.

Les “tweets” sont là depuis 2012, avec mention de la marque déposée Twitter, et l’on “tweete” toujours à l’anglaise, avec deux “e”, même si le linguiste Alain Rey avoue à l’AFP “préférer l’orthographe +twitter+, plus logique en français”. Les “twittos” n’ont pas encore droit de cité.

D’après Brel

“Belgitude” fait aussi une entrée remarquée ou encore “anosognosie”, trouble neurologique diagnostiqué notamment chez l’ancien président Jacques Chirac. “Psychoter”, “comater”, “subclaquant”, “gloup(s)”, “à l’arrache”, “biopic”, “dystopie”, “oeuvre orpheline” ou “oscariser” déboulent aussi dans le millésime 2013.

Pas de francocentrisme non plus pour Le Petit Robert, qui accueille avec délectation les québécismes comme “passer dans le beurre” (rater son coup) ou “taxage” (racket entre jeunes) et les belgicismes comme “prépension” (préretraite) ou “panade” (goûter pour bébé).

Parmi les 6.000 nouveaux entrants, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, l’historien Pierre Nora, le Nobel de médecine et académicien Jules Hoffmann, les auteurs et réalisateurs Emmanuel Carrère et Philippe Claudel, les romanciers Philippe Djian, Russell Banks ou Dany Laferrière, les cinéastes Arnaud Desplechin et Terrence Malick, l’actrice et réalisatrice Jodi Foster ou encore les dessinateurs et réalisateurs Joann Sfar et Marjane Satrapi ou la chanteuse Amy Winehouse, morte en 2011.

(D’après Belga)