« Je me donne une chance »

ADRIENNE NIZET

mardi 07 février 2012, 11:45

Megan Giart affronte ce soir Pauline De Bruyn. A 23 ans, la jolie demoiselle poursuit ses études en parallèle à l'émission. Elle savoure l'engouement qu'elle provoque sans se prendre la tête, qu'elle a bien sur les épaules.

« Je me donne une chance »

grâce à sa reprise de « Don’t know why », Megan a vu se retourner vers elle tous les coachs Convaincra-t-elle ce soir BJ Scott de continuer l’aventure avec elle ? © rtbf

Il est évidemment encore trop tôt pour dire si Megan Giart, qui passe ce soir l'épreuve des duels, sera « The Voice ». Mais ce qui est sûr, c'est que la voix de la demoiselle, sur scène comme lorsque nous la joignons par téléphone, est un pur plaisir. Enjouée, enthousiaste, elle donnerait le sourire aux plus rabat-joie d'entre nous.

Ultra sollicitée via les réseaux sociaux depuis sa « blind audition » (elle y a interprété « Don't know why » de Norah Jones), massivement encouragée par les téléspectateurs de l'émission (sa vidéo est la plus consultée sur le site de « The Voice »), Megan Giart prend tout ça comme un cadeau. « Je savoure, sourit-elle. Je réalise ma chance, et je prends cette émission comme un défi. C'est une aventure que tu prends fermement par les rênes et que tu ne lâches plus. »

Du coup, celle qui, dans sa première interview juste avant de rejoindre le plateau, confessait ne pas croire qu'elle était « The Voice », admet aujourd'hui avec sérénité y croire « un peu » : « Toutes les réactions reçues me boostent : je me dis que si tant de gens croient en moi, c'est que peut-être, oui, j'ai quelque chose. Alors je me donne une chance, je ne me condamne plus d'avance ».

Plus femme qu'ado

Se donner une chance, ça veut dire, entre autres, travailler beaucoup. Avec BJ Scott, notamment, que la demoiselle a choisi pour coach (tous les quatre s'étaient retournés sur sa prestation) : « Bosser avec elle, c'est énorme, commente-t-elle ! Cette nana en a dans le bide, elle nous porte super haut ! » Et d'enchaîner : « C'est une période de ma vie où je rencontre plein de gens qui m'aident à progresser, je sens que je m'ouvre, que je grandis. Je me sens plus femme qu'ado. Avant, peu de mes amis savaient que je chantais, car je ne mettais pas ça en avant. Aujourd'hui, je prends du plaisir à chanter pour eux, même à l'improviste ».

En parallèle, la jeune adulte de 23 ans poursuit ses études. Déjà institutrice primaire, elle a choisi de prolonger sa formation afin de devenir musicothérapeute. « C'est un chemin auquel je ne pensais pas accéder, confie-t-elle. Mais aujourd'hui, j'envisage d'ouvrir un centre pour soigner les enfants, alors je me perfectionne ». A Noël, malgré la proximité des duels, elle a passé tous ses examens. « Je sais que d'autres talents ont quitté leur boulot. Moi, tant que c'est possible de faire les deux, je tiens à continuer. Sinon, tu te mets trop de pression, et tu n'es plus toi. »

Mais sur cette question-là, Megan a un garde-fou. Son père, qui lui a appris à chanter dès son plus jeune âge (notons qu'elle a, à 12 ans, enregistré un disque avec Annie Cordy et Christian Merveille). « Il n'est pas venu à l'émission, raconte-t-elle, un large sourire dans la voix. Alors je lui ai tout décrit. Et puis nous l'avons regardée ensemble, j'avais le regard fixé sur lui, sur sa réaction. Il a tout dédramatisé. En riant, il m'a dit « Mais quelle chochotte » (la voix de Megan, submergée par l'émotion, s'est brisée à la fin de sa prestation, NDLR). Il m'aide à rester naturelle, dans l'authenticité, à ne pas être gnangnan. »

Ce soir, face à Pauline De Bruyn, également épatante lors de sa « blind audition » avec une reprise de « Roxane », Megan devra donner le meilleur. Autres « talents » attendus sur le ring : Alice Spapen, P-Jo, Ingrid Claude, Maïkel Chauveau, et une autre chouchoute du public, Lubiana Kepaou, qui avait subjugué public et jury, c'était il y a longtemps déjà, avec son interprétation magistrale de « Ain't no sunshine ». Le combat va être rude.

The Voice, La Une, 20h15.