Thomas Van Hamme est heureux sur RTL

AGNES GORISSEN

jeudi 24 mai 2012, 10:29

Il y a un an, il annonçait son départ de la RTBF pour rejoindre RTL. Depuis, Thomas Van Hamme s'y épanouit, en radio comme en télévision.

Thomas Van Hamme est heureux sur RTL

À la rentréE, Luc Gilson transmettait la clé de « Tout s’explique » à son successeur © RTL

ENTRETIEN

Il y a un an tout juste, c'était « la » grosse nouvelle qui agitait le monde des médias : après 17 ans de bons et loyaux services, Thomas Van Hamme quittait la RTBF pour rejoindre RTL. Maintenant que l'effervescence est retombée, que l'animateur a eu le temps de s'installer dans ses nouveaux quartiers, c'était le moment de tirer avec lui, à tête reposée, le bilan de l'expérience.

Ce changement de maison, ça s'est passé comment ?

C'était une sacrée aventure pour moi, la découverte d'un monde nouveau, d'une autre façon de travailler. Je n'en retire que du positif, c'était exactement ce que je recherchais, je voulais me ré-émerveiller, retrouver l'étincelle que j'avais perdue à cause d'une certaine routine. L'immersion s'est passée très vite : RTL est une petite famille, où tout le monde est polyvalent, en quelques mois, j'ai été totalement adopté, y compris par les téléspectateurs – ce qui n'allait pas forcément de soi, on pouvait craindre un décalage.

La partie la plus visible (récurrente en télé) de ce que vous faites à RTL, c'est « Tout s'explique ».

C'est une grande chance d'avoir reçu de Luc Gilson les rênes de cette émission. J'ai retrouvé la même approche ludique, sympa, de choses intelligentes, scientifiques, que dans J'ai pigé ou Génies en herbe que j'avais animées à la RTBF. En plus, j'ai hérité de cette émission qui était déjà très bien installée et qui compte parmi les meilleures audiences télé belges. J'ai été très vite intégré à l'équipe, une dream team de nanas.

« Tout s'explique », après « Génies en herbe » et « J'ai pigé » : vulgarisateur, c'est une seconde nature ?

A la base, j'ai fait des études de journalisme à l'ULB. Et puis j'aime apprendre des choses à la télé sans pour autant me prendre la tête, sortir avec un truc en plus sans avoir le sentiment d'être à l'école. Aujourd'hui encore, les gens dans la rue qui ne suivent pas forcément ma carrière de près me parlent encore d'abord de Génies en herbe – c'est vrai que cette émission, je l'ai présentée pendant huit ans.

RTL vous a aussi confié pas mal d'autres émissions en télé.

Oui ! C'est incroyable ce que j'ai pu faire en huit ou neuf mois. J'ai rencontré Steven Spielberg pour la spéciale Tintin. J'ai participé aussi à beaucoup de magazines spéciaux comme celui sur le Titanic à Belfast, j'ai réalisé des tournages pour Tout s'explique à Las Vegas ou à Tel-Aviv (celui-là, ce sera pour la rentrée), je suis allé en Indonésie pour Pékin Express, j'ai participé à un clip pour la promo de la série Glee… C'est une vraie chance d'avoir des expériences dingues comme ça. C'est ça qui est gai à RTL : on peut lâcher prise, se prendre moins au sérieux. Souvent d'ailleurs, on me fait la réflexion que j'ai l'air moins coincé.

Il y a aussi eu « J'aime mon pays ». Une expérience qui va être rééditée, maintenant que TF1 va adapter le concept ?

Ça avait pas mal marché, avec 500.000 téléspectateurs. Mais je ne sais pas s'il y aura une deuxième édition, le résultat n'était pas totalement en adéquation avec ce qu'on voulait. Mais qui sait ? Moi, je ne serais pas contre…

RTL, pour vous, c'est aussi la radio en matinale, un autre défi.

Deux, en fait. Il y a d'abord le duo avec Barbara Mertens, pour amener un peu de sourire, de détente au milieu de l'info – ça demande une sacrée hygiène de vie, parce qu'il faut être là à 6 h du matin, mais quelle satisfaction d'être l'émission la plus écoutée ! Ensuite, il y a La Bel équipe, de 8 h 30 à 9 h 30, où ma patte est plus importante puisque j'ai le défi de réunir tous ces chroniqueurs de choc ; ce n'était pas gagné d'avance, mais là aussi la sauce a pris assez vite et les échos sont positifs.

Vous êtes devenu l'alter ego de Jean-Michel Zecca ?

Nous ne sommes pas concurrents, nous n'avons pas le même profil : lui est plus dans le divertissement, moi dans les magazines. Mais nous sommes tous les deux visibles et de la même génération. Et il est évident qu'en Belgique francophone, il n'y a pas 10.000 polyvalents capables de s'épanouir dans beaucoup de registres différents.

Aucun regret, donc ?

Aucun. Je suis juste mort crevé ! Mais le travail ne me fait pas peur. Quand on est passionné, qu'on s'amuse, qu'on garde cette étincelle qui nous permet de rester des passeurs…

Tout s'explique , RTL-TVI, 19 h 45.