Audrey Pulvar : « On me prend pour une conne »

Rédaction en ligne

vendredi 15 juin 2012, 07:05

« Vous ne ferez plus 'On n'est pas couché' et on n'a rien d'autre à vous proposer. C'est ce que m'a dit le président de France Télévisions », affirme Audrey Pulvar. « Je suis cataloguée 'comme femme de' », dénonce la journaliste.

Audrey Pulvar : « On me prend pour une conne »

Audrey Pulvar n'aura pas d'émission sur France Télévisions à la prochaine rentrée après son départ de l'émission de France 2 « On n'est pas couché », a indiqué vendredi la journaliste, compagne d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif.

« Ce que m'a dit Rémy Pflimlin (président de France Télévisions, ndlr) vous ne ferez plus 'On n'est pas couché' et on n'a rien d'autre à vous proposer », s'est étonnée Audrey Pulvar dans une interview à Libération de vendredi.

Et la journaliste de raconter qu'après le refus d'un projet d'un débat de société, elle demande à Rémy Pflimlin « … On peut réfléchir à quelque chose d'autre ». Il lui répond : « Enfin Audrey, on est le 1er juin, les grilles de septembre sont bouclées ».

« Doublement désagréable »

« Ca fait vingt ans que je fais ce métier, j'ai rarement vu les chaînes de télé boucler leurs grilles de septembre le 1er juin, surtout si elles ont envie de travailler avec quelqu'un. Non seulement je suis cataloguée 'femme de' mais en plus on me prend pour une conne : c'est doublement désagréable », assène-t-elle. Et de poursuivre : « Rémy Pflimlin m'a dit peut-être en janvier. Oui, c'est ça, prends-moi pour un jambon ».

Pulvar, « pas encore » au chômage

A la question : alors là vous êtes au chômage ? L'ancienne présentatrice du Soir 3 répond : « pas encore, le 1er juillet. Mais je rencontre des responsables de presse, j'ai des propositions en radio, en télé… » Audrey Pulvar a annoncé lundi son départ de l'émission de France 2 « On n'est pas couché », quelques jours après que le président de France Télévisions, lui a demandé de ne plus réaliser d'interviews politiques.

Lors de la campagne présidentielle, plusieurs élus UMP ont mis en cause son objectivité, après des interviews de personnalités politiques à cette émission.

La journaliste a également dû quitter son émission matinale sur France Inter dès mi-mai, juste après la nomination de son compagnon à la tête du ministère du Redressement productif.

(avec AFP)