Bolt, de Daegu à Londres

JEAN-FRANCOIS LAUWENS

mercredi 25 juillet 2012, 11:52

Le dimanche 5 août, sur le coup de 22 h 50 de notre heure, les yeux de toute la planète seront rivés sur la piste du stade olympique de Londres. Moins de dix secondes plus tard, la planète sera dotée de son nouvel homme le plus rapide.

Depuis 4 ans, celui-ci se nomme Usain Bolt. Phénomène du sprint, seule véritable star de la discipline phare des Jeux olympiques, Bolt est un extraterrestre. Sauf qu’aujourd’hui, il n’est plus du tout sûr qu’il ne doive pas mettre genou à terre face à son compatriote Yohan Blake, qui a frappé les esprits depuis le début de la saison et notamment lors des sélections jamaïcaines.

Et puis, si Bolt est champion olympique et recordman du monde (9.58 en 2009 à Berlin), c’est bien Blake qui est champion du monde. Et l’on sait dans quelles circonstances. Le 28 août 2011, à Daegu, en Corée du Sud, Bolt était absolument sûr et certain de gagner. Pourtant, il n’a même pas franchi la ligne d’arrivée. Une tragédie : au moment du départ, Bolt va à la faute. « A la télévision, explique-t-il trois heures plus tard, quand tu vois un faux départ, tu dis : c’est pas de bol. Mais, en réalité, c’est bien pire que cela : c’est atroce. »

Ce moment précis, ce faux départ invraisemblable, c’est le point de départ du documentaire diffusé ce soir sur la Deux, L’homme le plus rapide du monde, signé par Gaël Leiblang. Il a suivi l’athlète le plus célèbre de la planète durant toute sa préparation en vue de ces Mondiaux et évidemment lors de ce funeste épisode sud-coréen. Un portrait passionnant qu’il faut avoir vu avant l’ouverture des compétitions d’athlétisme d’ici dix jours.

Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde , la Deux, 20 h 30 (rediffusion demain à 20 h 35 sur France 2).