Le 11h02 : « Londres joue une carte planétaire avec ces JO »

Rédaction en ligne

mercredi 18 avril 2012, 12:04

Le Soir profite de l’occasion pour débarquer sur le site des JO 2012. Quels sont les défis encore à relever ? Béatrice Delvaux a répondu à vos questions depuis Londres. Le résumé du 11h02.

Le 11h02 : « Londres joue une carte planétaire avec ces JO »

Un tel projet est-il possible en Belgique ?

« Il ne faut pas se leurrer, un projet de cette envergure est très controversé. L’Italie a d’ailleurs annoncé qu’elle ne serait pas candidate car elle n’en a pas les moyens. On sait aussi que les jeux n’ont pas profité à la Grèce. En Belgique, il faudrait que le pays, dans sa totalité, s’entende pour organiser cela. Il y a un problème de volonté commune mais également un manque de finances. On sait que l’Expo Universelle de Liège pose déjà question. Est-ce une priorité alors que les finances sont asséchées ? »

Comment pourra-t-on suivre les Jeux ?

« Il y aura bien sûr un dispositif assez important sur le Soir.be. Deux envoyés spéciaux seront sur place pour suivre les jeux, une équipe web et sportive seront également mobilisées depuis Bruxelles. Branchez vous sur notre supplément Spécial London du jour et nos vidéos en direct « de la mug » sur le site. Et suivez nous d’ici aux Jeux. Un blog « London calling » de Philippe Vande Weyer, notre spécialiste olympique vous tient très informés ! »

On parle d’une délégation de 120 athlètes belges, la plus grosse depuis les jeux d’Anvers. Quelles sont nos chances de médailles et dans quelles disciplines ?

« Ce ne sera pas la plus grande délégation belge depuis Anvers, mais la plus importante depuis 1980, avec les critères de sélection appliqués. Nos chances de médaille sont les Borlée en athlétisme, en voile, nous en avons en judo aussi, en cyclisme avec Boonen et Gilbert. Gilbert a d’ailleurs déclaré que c’était son objectif de l’année car une médaille olympique est selon lui absolument spéciale. En tennis, gros point d’interrogation sur la forme de Clijsters. En équitation, nous avons un champion du monde, donc aux JO… En Hockey pas de médaille à espérer mais peut-être un très beau parcours de l’équipe. »

Toutes les infrastructures seront-elles terminées à temps ? Quel coût ?

« Dans notre numéro spécial de ce mercredi, nous avons rencontré Jonathan Edwards, recordman du monde du triple saut, membre du comité organisateur de Londres. Il insiste : ils veulent et seront prêts car ils veulent démontrer leur efficacité, le respect de leurs engagements. Ils affirment rester dans l’enveloppe budgétaire. D’un point de vue infrastructure cela semble être à peu près le cas, avec des surcoûts en apparence gérable. les dépenses supplémentaires viennent à ce stade surtout de la sécurité. Ils ont beaucoup misé sur « la legacy plan » c’est-à-dire l’héritage des Jeux pour Londres avec des habitations, des contributions au développement durable et une possibilité de « retour sur investissement ». À vérifier pour la suite. Le coût aujourd’hui est estimé de 9 à 12 milliards. »

Quel impact auront ces jeux sur le coût de la vie à Londres ?

« Le coût de la vie à Londres est de fait très élevé. On craint aussi les embarras de transport dans la ville. Nous en avons fait l’expérience durant ces derniers jours : le matin, les métros sont bondés et on peut se demander comment y intégrer les visiteurs en masse qui s’annoncent pour les Jeux. Jonathan Edwards évoque les appels faits aux Londoniens pour travailler depuis la maison durant cette période notamment. Des travaux sont réalisés durant les week-end aujourd’hui pour améliorer l’offre de transports publics et l’état des routes. Mais les Jeux seront chers pour ceux qui vont y assister. »

Que retenir ?

« La Grande-Bretagne joue une carte planétaire avec ces Jeux : elle veut démontrer qu’elle fait partie des grands États qui comptent. Reste à voir si des Jeux seuls peuvent donner ce sentiment. On en doute. Ils remettent en tout cas Londres sur la carte des intérêts et d’une forme d’excitation. la ville se transforme pour l’occasion, la Tour de 310 mètres, construite à deux pas de la Tate Modern et qui surplombe la Cathédrale Saint Paul en dit long sur l’ambition de poursuivre la modernisation de l’image de la ville et de renouveler son attrait. Cette tour en forme d’épine The Shard sera plus haute d’Europe : tout un symbole. »

Résumé par Elodie Lamer (st.)