Molenbeek : « Il y a un problème de maîtrise des flux migratoires »

Rédaction en ligne

lundi 04 juin 2012, 16:09

Les troubles à Molenbeek de la semaine passée ont agité les débats du week-end. Joëlle Milquet (CDH) espère interdire les organisations extrémistes. Une demande qu’Alain Destexhe aurait déjà formulée depuis quelques mois. Le sénateur MR a répondu à vos questions

Au sujet de l’interdiction du mouvement Sharia4belgium, Alain Destexhe a expliqué en avoir fait la demande à Joëlle Milquet le 25 avril 2012, « malheureusement, il faut souvent un incident pour que les choses bougent ». Le même groupe a déjà été interdit dans d’autres pays démocratiques comme la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Selon le sénateur MR, son interdiction permettrait « d’envoyer un signal de fermeté par rapport à ce type de discours. »

Au sujet de la montée des extrémismes, Alain Destexhe s’est exprimé clairement : « Même si la majorité de nos compatriotes vivent leur foi en accord avec les valeurs de la Belgique, on ne peut pas se contenter de parler d’une minorité extrémiste, » Pour expliquer cette tendance, il a avancé plusieurs causes. Premièrement, il a remis en question les flux migratoires non-maîtrisés qui débouchent, selon lui, sur un laxisme et sur une politique d’intégration incohérente. « La Belgique est encore plus « accueillante » que ses voisins ou que de pays comme le Canada, les États-Unis ou encore l’Australie » a-t-il expliqué.

Le libéral a également pointé du doigt la concentration de population d’origine étrangère dans certains quartiers ainsi qu’un modèle économique, social et sécuritaire inadapté qui devrait être repensé entièrement.

Au sujet de la politique du PS. Concernant la problématique liée à l’intégration, Alain Destexhe l’a qualifié de frileuse, « [le PS est] tiraillé entre ses valeurs et une stratégie électorale qui fait la part belle au communautarisme »

Au sujet du port du voile, le libéral a expliqué aux internautes le considérer comme le témoin d’un repli communautaire, « il est interpellant de remarquer une augmentation du phénomène. En toute logique, les femmes musulmanes auraient dû progressivement laisser tomber le voile. » Toutefois, le sénateur a tenu a rappelé que le voile était une liberté garantie par la Constitution, « en dehors de l’école et de la fonction publique, à mon sens. » a-t-il précisé.

Résumé : Anaïs Martinez (st.)