« C’est le citoyen normal qui souffre le plus de l’impôt »

Rédaction en ligne

jeudi 14 juin 2012, 08:05

Ce jeudi, c’est le Tax Freedom Day, le jour où symboliquement le Belge cesse de travailler pour l’Etat et gagne de l’argent pour lui. Un raisonnement simpliste ? François Gobbe, du réseau justice fiscale, a répondu à vos questions

« C’est le citoyen normal qui souffre le plus de l’impôt »

©Dominique Rodenbach – Le Soir

Morceaux choisis du chat.

Au sujet du contexte économique : « La question fiscale devient pressante avec la crise. Moins d’activité économique signifie moins de recettes. Par contre l’Etat se trouve devant des déficits créés par le renflouement des banques. Parallèlement, on évalue à 1000 milliards € le déficit fiscal créé par l’économie au noir et par l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux. Des économies comme celles de la Grèce, l’Espagne, le Portugal voient leurs comptes en banque se vider vers des pays qui leur permettent d’échapper à l’impôt… »

Au sujet de l’impôt inégal : « La difficulté à vivre la crise est aussi une occasion de tendre vers une fiscalité plus juste, face à un impôt des sociétés qui tend progressivement vers zéro et l’absence de contribution (réelle) des détenteurs de capitaux » Et plus loin, « Pourquoi sommes-nous dans un système qui fait peser la charge sur le citoyen « normal » et pas sur les sociétés ou sur les grosses fortunes qui sont les principaux bénéficiaires du système fiscal ? »

Au sujet du contrat social qu’implique l’impôt : « L’impôt repose depuis la révolution française et la fin des régimes de privilèges dans sur une idée de contrat social, impliquant justice et responsabilité. À des droits reconnus correspondent des devoirs… Il me paraît logique donc de demander à chacun un effort suivant ses capacités »