Reuter : « Un parcours d’intégration obligatoire est essentiel »

Rédaction en ligne

jeudi 19 juillet 2012, 16:33

L’Olivier (PS-Ecolo-Cdh) défend une procédure « à la carte », alors que l’opposition prône un parcours obligatoire. « Les personnes qui arrivent doivent avoir les moyens de comprendre la société dans laquelle elles vivent », a déclaré Florence Reuter (MR). Le résumé du chat

Reuter : « Un parcours d’intégration obligatoire est essentiel »

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Quels sont les apports du programme d’intégration défendu par le MR ?

Florence Reuter rappelle que des dispositifs existent déjà, en Wallonie, dont les coûts sont estimés à environ 8 millions d’euros ; toutefois, seules certaines villes proposent ces mesures, qui manqueraient de structuration. Le MR défend un programme plus large et obligatoire, assujetti à une amende en cas de non participation d’un citoyen étranger. L’apprentissage de la langue et, donc, l’alphabétisation restent prioritaires. Toutefois, le projet défendu s’attache également à une mise en valeur des connaissances liées à la citoyenneté et à la culture belge, dans ses droits et devoirs, ou à la formation professionnelle, facilitant l’accès au monde du travail.

Qui est concerné par le programme d’intégration voulu par le MR ?

Suivre un des parcours d’intégration dans l’une des trois régions belges serait une condition obligatoire, mais non suffisante, à l’accès à la nationalité. Le projet du MR tend à imiter le programme d’intégration existant en Flandre. Le coût du dispositif est à mettre en comparaison avec la facilité attendue des étrangers à s’intégrer, notamment sur le marché du travail, et, selon Florence Reuter, à être moins dépendant des aides sociales. Le projet de la modification de la législation ne concerne, toutefois, pas les personnes qui sont sur le territoire belge depuis plus de 10 ans. En outre, les citoyens communautaires seraient dispensés de ce programme, du fait de la libre circulation des hommes prévue par les traités européens.

Quelle est la position du MR quant à la question religieuse, notamment par rapport à l’enjeu de l’intégration ?

Florence Reuter rappelle que son parti est contre le port du voile et des autres signes religieux dans les services publics, et défend une position fédérale. Toutefois, cette position n’est pas partagée par l’ensemble de l’échiquier politique belge. Pour faire société, la vision du vivre ensemble et de la tolérance est, pour le MR, conditionnée à la neutralité et l’impartialité religieuse de l’Etat.

Martin Cangelosi (St.)