Survol de Bruxelles : « Un aéroport d’affaires pourrait être suffisant » (chat)

Rédaction en ligne

jeudi 02 août 2012, 14:48

Le nouveau plan de répartition des nuisances est annoncé pour la rentrée. « Bruxelles, capitale européenne, ne peut se passer d’une telle infrastructure mais un aéroport d’affaires, de jour, pourrait être amplement suffisant », a déclaré Arnaud Pinxteren (Ecolo). Le résumé du chat

Survol de Bruxelles : « Un aéroport d’affaires pourrait être suffisant » (chat)

DR

Qui est survolé par la route du canal ? (Lili)

Arnaud Pinxteren (Ecolo) : La route du Canal survole dans un premier temps un bout de Haren et Schaerbeek Formation pour rapidement passer au-dessus de quartiers très denses actuellement (Sainctelette, Molenbeek, Laeken) ou prochainement (Tour&Taxis).

Y avait-il déjà des avions qui passaient avant par la route du canal ? (Serge)

La route du Canal est pour le moment déjà empruntée la nuit mais par des avions de QC 4, c’est-à-dire peu bruyants. Le Cabinet Wathelet m’a informé ce matin que cette restriction resterait d’application. Le nombre de vols de nuit sur cette route ne devrait en principe ne pas augmenter. Pour la journée, je ne dispose pas des chiffres et c’est d’ailleurs l’objectif d’une question que je poserai en septembre au Parlement.

Monsieur le député, est-ce qu’il existe d’autres solutions que le survol de Bruxelles quand on voit la disposition de l’aéroport ? (Michel de Schaerbeek)

Vu la localisation de l’aéroport, il est effectivement difficile de ne pas survoler une zone habitée. Les nuisances liées à ce survol doivent néanmoins être limitées au maximum grâce à des choix de routes qui minimisent le nombre de personnes exposées et des restrictions quant aux avions utilisés pour limiter les plus bruyants.

Le nombre d’atterrissages via le nord de Bruxelles va-t-il augmenter ? Est-ce, y compris au sein de certains partis francophones (FDF, CDH…) une façon de privilégier les communes à facilités au détriment du « croissant pauvre » de Bruxelles, qui va subir la plupart des nuisances (croco)

Le 10 juillet dernier, la Secrétaire d’Etat Wathelet a évoqué l’hypothèse d’atterrissages plus régulier en 07L c’est-à-dire sur le Nord de Bruxelles, en cas de vent d’Est. C’est préoccupant car cela intensifierait le survol de Bruxelles et toucherait des zones pour le moment relativement épargnées comme Jette, Berchem ou Bockstael.

Ecolo ne défend que son électorat. Les victimes de Woluwe-St-Pierre, Crainhem, Wezembeek, Waterloo ne les intéressent pas alors qu’en plus des décollages nous avons tout comme les habitants du centre, plus de 300 atterrissages par jour et 50 de nuit entre 77 et 85 DB, le tout à 300 mètres de hauteur. (…) (DA, Wezembeek)

Ecolo a toujours défendu une réduction des nuisances pour tous, au travers de restrictions d’exploitations (vol de nuit, type d’avions…) et de choix de routes.

Le nombre de vols au-dessus de Bruxelles est-il en augmentation ou en diminution ? Bilou

L’aéroport a connu une forte diminution de son activité lors de la faillite de la Sabena. Depuis lors, le nombre de vols est relativement stable. Malgré le départ de DHL, de gros-porteur quadriréacteurs sont toujours admis la nuit à Bruxelles, ce qui pose le plus de problèmes.

N’est-il pas inquiétant, du point de vue de la sécurité, de survoler une ville de l’importance de Bruxelles ? (Houtart)

Nous héritons d’une situation qui n’est clairement pas idéale. Les vents dominants et la disposition des pistes entraînent le survol de zones densément peuplées. Si l’on part du principe que l’on ne peut déménager l’aéroport, il faut alors trouver des solutions qui minimisent les risques et les nuisances.

(…) Est-ce la proximité des élections communales qui pousse Ecolo à se présenter en défenseur des zones les plus « rentables » sur le plan électoral ? (Bernard)

Essayons de ne pas opposer les Bruxellois. Il est raisonnable et rationnel de veiller à limiter le nombre de personnes survolées. Cela ne veut pas dire abandonner certains à leur sort. Une politique d’isolation acoustique pourrait par exemple répondre à une partie des nuisances ressenties. Elle serait impayable si elle devait se faire pour le tiers de Bruxelles.

Monsieur Pinxteren, isoler une habitation n’est qu’un emplâtre sur une jambe de bois. Les gens ont le droit de sortir de chez eux ou de rester dans leur jardin, de dormir la fenêtre ouverte en été sans être harcelés par ces survols. (Bruno)

Effectivement, ce n’est pas suffisant d’isoler. Une réflexion doit être menée sur ce qu’on veut faire de cet aéroport. Pour ma part, je pense que Bruxelles, capitale européenne, ne peut se passer d’une telle infrastructure mais qu’un aéroport d’affaires, de jour, pourrait être amplement suffisant.

Ici à Forest, à l’autre bout de la ville, le passage de dix avions le samedi matin entre 6 et 7 heures est tout à fait insupportable. Réveil intempestif et impossible de se rendormir, un bon début de week-end un peu pâteux !!!! L’autre jour il y en avait aussi un à 23h30 (de petites nuits !) Surtout qu’en plus il y a régulièrement les nuisances supplémentaires dues aux véhicules sur le Ring. La réglementation interdit aux entrepreneurs en bâtiment de tenir des chantiers les samedis dimanches et jours fériés, sans doute pour la tranquillité publique. En semaine les chantiers de minime importances ont un horaire précis, de 7 à 19 heures. Par contre, si l’ensemble des machines employées sur le chantier fait plus de 50kW les entrepreneurs doivent demander un « permis d’environnement » dans lequel sera imposé un début de chantier à 8 heures (mais cela n’est jamais appliqué !!! Merci les architectes, les entrepreneurs et la gentille complicités des élus !!!!). Un avion c’est combien de kilowatts ? On constate qu’il y a « deux poids, deux mesures » pour ces entrepreneurs économiques. Parallèlement à ça, un élément de la Jurisprudence indique que « le particulier ne peut subir la mesure des inconvénients que chacun doit supporté dans l’intérêt collectif, sans compensation ». C’est un véritable problème de tranquillité publique, suivi

d’un de Santé publique !

Tout-à-fait d’accord avec votre analyse. Nous demandons depuis toujours que la nuit opérationnelle de l’aéroport (23h-6h) soit modifié pour correspondre à la nuit environnementale telle que définie par l’UE (23h-7h).

@all : Si le survol d’une zone habitée est malheureusement difficilement évitable dans notre pays, l’exploitation d’un aéroport et notamment le choix des routes aériennes, doit se faire sur la base de critères objectifs : sécurité, limitation des nuisances, limitation du nombre de personnes touchées… et s’accompagner de mesures en matières d’aménagement du territoire et d’isolation acoustique. Nous continuerons à défendre cette ligne et les intérêts de tous.

ClDD