Communales 2012 : « R ien n'est joué d'avance, pas même à Anvers  »

Rédaction en ligne

lundi 17 septembre 2012, 11:42

À quelques semaines des élections communales, la campagne est réellement lancée. Quels sont les scrutins les plus importants ? Quelles implications pour le fédéral ? Véronique Lamquin et David Coppi ont répondu à vos questions dans le « 11h02 ».

Quelles seront les grandes villes clés du scrutin communal du 14 octobre ?

V.L. Cela dépend de quoi on parle. Si c'est pour savoir qui sera bourgmestre et dans quelle ville, c'est à Namur qu'il y a le plus d'incertitudes, avec Eliane Tillieux (PS), Maxime Prévot (CDH) comme principaux candidats. Dans l'ensemble des villes wallonnes, c'est la nature de la majorité qui constituera le suspens. A Bruxelles, la question se posera à plusieurs endroits aussi: à Scharbeek, à la Ville de Bruxelles par exemple. Il y aura aussi des enjeux dans d'autres communes, comme Forest et Woluwé-Saint-Pierre.

A Bruxelles, la N-VA se présente pour la première fois. Cela peut-il changer la donne ?

V.L. Pas à l'échelon local. Ce n'est pas un parti très populaire à Bruxelles, il n'a pas de projet très construit pour cette ville. Et de plus, il débarque. La donne principale de cette élection sera plutôt l'impact du divorce entre le MR et le FDF, qui redistribuera les cartes.

Le FDF pourrait-il tirer son épingle du jeu?

D.C. Il faudra voir au détriment de qui. Il est pointé du côté des 10% d'intentions de vote. De manière générale, MR et FDF progressent. Leur score sera l'un des enseignements politiques généraux que l'on pourra tirer de ces élections communales. V.L. Les communales sont aussi des élections où l'on vote pour des individualités sur le terrain et le FDF a la particularité d'avoir des personnalités dans les différentes communes.

Une figure emblématique défraie la chronique tous les jours, c'est Bart De Wever à Anvers.

D.C. Il voit effectivement Anvers comme une étape avant 2014. La N-VA est en coalition au gouvernement flamand et réalise des compromis politiques de centre-droit qui jusqu'à nouvel ordre ne sont pas extrêmes.

V.L. On a beaucoup entendu Bart De Wever ces derniers temps, et on en a beaucoup parlé, mais le bourgmestre sortant Patrick Janssens a annoncé qu'il ferait campagne les 2 dernières semaines. D'autres éléments pèseront dans la balance: les événements récents de Borgerhout, des sondages peu fiables concernant les intentions de vote de la communauté étrangère à Anvers. On pourrait se retrouver dans une situation comme aux Pays-Bas où ce sont finalement les deux grands partis doivent travailler ensemble.

C'est un enjeu énorme pour Bart De Wever.

V.L. Les sondages disent tous qu'il est loin devant mais lui-même tient à rappeler que les électeurs devront aller aux urnes et voter! Sur le terrain, beaucoup de candidats se battent sur place pour récolter des voix. Il y a encore un enjeu. Rien n'est joué et c'est toute la force de la démocratie.

D.C. Il est vrai qu'il s'est passé quelque chose d'important aux Pays-Bas où l'on attendait la poussée de la formation de Geert Wilders et pourtant, rien ne s'est passé comme ça.