Hollande rassemble près de 5000 signatures

Rédaction en ligne

vendredi 16 mars 2012, 14:41

Bayrou, Hollande, Mélenchon et Sarkozy ont déposé leurs signatures comme prévu. Suspense pour les autres candidats.

Hollande rassemble près de 5000 signatures

© AFP

Au moins dix candidats à l'Elysée étaient certains vendredi de pouvoir concourir le 22 avril prochain après s'être acquittés de la formalité des 500 parrainages d'élus devant le Conseil constitutionnel. Pour les autres prétendants, l'heure était soit au renoncement, soit à l'espoir d'un ultime sursaut démocratique.

S'il faudra attendre lundi pour connaître le verdict des sages de la rue Montpensier et la publication de la liste officielle des concurrents à l'élection présidentielle, le suspense n'existait pas pour au moins quatre d'entre eux : François Bayrou (MoDem), François Hollande (Parti socialiste), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et Nicolas Sarkozy (UMP) ont déposé comme prévu leurs signatures vendredi avant l'heure-limite de 18h.

Entre 4.500 et 5.000 parrainages d'élus ont été réunis pour la candidature de François Hollande à l'Elysée, a indiqué vendredi son mandataire Daniel Vaillant (PS), en allant les remettre au Conseil constitutionnel.

Mélenchon ramène 1.100 signatures

Venu dans la matinée remettre ses précieux sésames au Conseil constitutionnel, Mélenchon a dit disposer « au total de 1.100 signatures » et s'en est déclaré « très heureux ». Au moment où les derniers sondages le créditent de plus de 10 % des intentions de vote, le candidat du Front de gauche a appelé à « l'insurrection civique » dimanche à Paris, à l'occasion de la marche qu'organise son mouvement entre Nation et Bastille.

Pas de surprise non plus pour certains des candidats qui avaient longtemps craint de ne pouvoir participer au scrutin : Marine Le Pen (Front national), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) et Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) ont également annoncé avoir réuni les 500 paraphes requis. « On est là et on sera dans cette campagne présidentielle pour défendre notre programme et aussi la fierté de présenter un ouvrier qui puisse se faire le porte-parole des luttes sociales et de la révolte contre ce système-là », a déclaré Poutou après avoir déposé 572 signatures.

Même satisfaction pour Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), qui avait remis avec soulagement mercredi ses 40 derniers parrainages, sur un total de 521, et Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts), qui en a déposé 639 jeudi, réaffirmant sa volonté d'aller au bout de la campagne malgré des sondages calamiteux et des appels au retrait venant de ses propres rangs.

L'indépendant Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès), « gaulliste de gauche » qui s'était déjà présenté à la présidentielle de 1995, avait déposé ses signatures dès le 8 mars.

Suspens pour les autres

Moins heureux dans leur quête, d'autres postulants voulaient garder espoir jusqu'au dernier moment. Il manquait ainsi « une quarantaine » de parrainages à Corinne Lepage (Cap21) et un peu moins de 70 à Jean-Marc Governatori (Alliance écologiste indépendante).

L'ex-FN Carl Lang (Union de la droite nationale), candidat d'une fédération de mouvements d'extrême droite, a quant à lui jeté l'éponge vendredi en disant avoir recueilli 447 signatures d'élus « sans financement public, sans l'argent des banques et dans un silence médiatique absolu et délibéré ».

Idem pour Maxime Verner, 22 ans, candidat autoproclamé de la « jeunesse », qui avait annoncé jeudi son retrait de la course après n'avoir collecté que 358 signatures.

Quant à l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (République solidaire), à qui il manquait aussi « une trentaine » de parrainages, il a expliqué jeudi soir sur France-2 que, sauf « miracle républicain », il ne pourrait se porter candidat et serait « donc empêché de participer à l'élection présidentielle ».

Nicolas Miguet, président du Rassemblement des contribuables, et Patrick Lozès, candidat de la « diversité », se voulaient confiants, mais sans certitude. Enfin, François Amanrich, partisan du système « clérocratique » de désignation des élus par tirage au sort, affirmait être « sur le fil du rasoir », comptant sur le décompte final du Conseil constitutionnel pour avoir confirmation de son droit à concourir.

Pour être validés, ces fameux 500 parrainages devaient émaner d'au moins 30 départements, chaque département ne pouvant représenter plus de 10 % des soutiens. Les sages du Conseil constitutionnel se réuniront lundi en fin d'après-midi pour établir la liste définitive des candidats. A cette occasion, ils examineront d'éventuels recours et tireront au sort les noms des 500 élus par candidat qui seront publiés au Journal officiel.

(P.VA avec AP et AFP)