François Hollande, la constance tranquille

JOELLE MESKENS

jeudi 19 avril 2012, 18:40

TROIS ANS qu'il se prépare. Sans jamais dévier de sa ligne. L'heure de vérité approche.

François Hollande, la constance tranquille

AP Photo/Bob Edme

CREIL (OISE)

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

La scène se passe il y a deux ans et demi déjà, dans un minuscule bureau de l'Assemblée nationale. François Hollande vient de publier un livre, Droit d'inventaires, au Seuil. Celui qui n'est déjà plus le patron du PS est toujours aussi courtois mais moins drôle qu'à l'accoutumée. Quelque chose, déjà, semble avoir changé. « Je me prépare », dit-il. Dans l'interview qu'il accorde alors au Soir, tous les fondamentaux de sa campagne d'aujourd'hui sont déjà là. Il parle de « produire mieux pour redistribuer mieux ». Il dit vouloir une « contre-présidence ». Insiste sur le « discours de vérité ». Sur l'importance d'une réforme fiscale. Je note que ce n'est pas très « vendable », ça, une réforme fiscale, pour postuler à l'Elysée. Il balaye. « L'important, ce n'est pas que ce soit vendable, c'est que ce soit juste. »

Vous avez dit constance ? Avant de monter dans le train de banlieue qui l'emmène vendredi dernier dans l'Oise pour un déplacement de deux jours en « immersion » dans les cités, François Hollande s'apprête à tenir un discours comme il en a déjà prononcé des centaines. Avec ces mêmes fondamentaux. « Je veux qu'au terme de mon mandat, on ne se pose qu'une seule question : est-ce que ce que j'ai fait est juste ? », martèlera-t-il une fois de plus ce soir. Voilà déjà plus d'un an qu'il s'est officiellement déclaré candidat, depuis son fief corrézien de Tulle. Rien que depuis le début de cette année, il affiche cinquante déplacements au compteur. Mais celui qui n'a jamais cessé de faire la course en tête dans les sondages depuis son investiture à la primaire à l'automne dernier ne semble pas grisé par l'ivresse d'une victoire annoncée.

« Waoouw ! C'est le futur président ! », s'exclame un jeune surexcité qui n'en revient pas quand il le croise dans le hall de la gare du Nord à Paris, bondé à cette heure de pointe. Le service d'ordre du PS est sur les dents. Même pas un sourire quand un bambin lâche un improbable : « C'est Sarkozy ! » qui fait marrer les voyageurs. Pas de photos, ordonnent les gros bras de la sécurité alors que certains confrères « volent » quelques clichés. Mais le candidat lui-même semble frustré de ne pas pouvoir être lui-même. Il serre des mains, signe des autographes, pose la main sur l'épaule des badauds. « J'ai une photo avec le futur président sur mon portable ! J'te jure ! », hurle un jeune, fier de son trophée. Il rentrera dans sa cité, heureux comme s'il venait de poser avec Monica Bellucci. Comme quoi, même un candidat « normal » peut susciter le délire…

J'avais pris un billet en première classe. Même Jean-Luc Mélenchon voyage en première… Mais, surprise, c'est dans un wagon de seconde que s'assoit le candidat. La veille, avant de déambuler dans la cité sensible de Vaulx-en-Velin, près de Lyon, il a dormi à l'hôtel Kyriad… Et le voilà qui taille la bavette avec les navetteurs alors que les journalistes sont maintenus à distance.

A son arrivée en gare de Creil, le bain de foule est plus que chaleureux avec son concert de youyous et de « François, président ! ». Des familles entières sont sur leur balcon. « Mais pourquoi on n'a pas barré la rue ? », s'inquiète encore le service d'ordre alors que des gens, pressés par la foule, sont plaqués contre des voitures. On se dit qu'on frôle l'incident. Discret, Thomas Hollande, le fils aîné, observe la scène dans un sourire. « Là, c'est vrai qu'on sent la ferveur », se réjouit celui qui avait gaffé en confiant récemment qu'il ne sentait pas, comme en 2007 lorsqu'il soutenait sa mère, d'« euphorie » dans cette campagne. « On sent la dynamique. Il y a une vague », poursuit le jeune avocat. Même la montée de Jean-Luc Mélenchon ne l'inquiète pas. Son père répète qu'il n'a que deux adversaires : Nicolas Sarkozy et l'abstention. Sur le parvis de l'hôtel de ville, une mairie ancrée à gauche, François Hollande improvise un discours sur la mobilisation. « Le vote, c'est dans deux semaines, il ne faut pas oublier ! En 2002, il y en a qui avaient oublié. On sait comment ça s'est terminé ! » Allusion à l'élimination de Lionel Jospin dès le premier tour par Jean-Marie Le Pen.

Sur cette place François Mitterrand, il convoque le souvenir euphorique du 10 mai 1981. Dans la foule bigarrée, la plupart des gens n'étaient pourtant pas nés. « Des emplois ! Des emplois ! », crient certains. Slogans rarement entendus dans une course présidentielle. « Il mène campagne dans une ambiance de crise et de désenchantement », explique Najat Vallaud-Belkacem, une jeune pousse « ségoléniste » devenue sa porte-parole. « Le cœur de sa campagne ? Que demain soit mieux qu'hier ! »

Ses marges de manœuvre sont étroites, mais François Hollande n'en suscite pas moins d'espoir. Jean-Louis, la quarantaine, commercial, est heureux d'avoir pu lui glisser une lettre. « Quinze lignes à peine. Je sais qu'il n'a pas de temps. Mais il la lira, j'en suis sûr. » Le contenu ? « Je lui ai dit que je n'ai plus connu le bonheur depuis la mort de mon fils d'une leucémie. Et que la seule chose qui me ferait pleurer maintenant, mais de joie, c'est la victoire de la gauche. » Il raconte sa vie, dure, ici, à Creil. Avec un autre fils, qui se destine au journalisme, et a décroché un contrat temporaire dans l'édition locale du Parisien. « Après, il n'aura plus de boulot. C'est la crise partout », poursuit-il. « Mais c'est justement parce qu'il n'y a plus grand-chose à partager qu'il est si important d'être solidaire »… Kader, 24 ans et un môme, a trouvé un emploi dans la sécurité. Il abonde. « Ce qui me plaît chez François Hollande, c'est quand il promet la fin des privilèges. Les cadeaux pour les riches, aujourd'hui, c'est fini, ça ne passe plus ! » L'idée, aussi, de supprimer le mot « race » dans la Constitution lui a plu. « On en a marre de passer pour des citoyens de

seconde zone parce qu'on n'a pas la peau blanche. Nicolas Sarkozy a passé son temps à diviser les gens. Pourquoi devrais-je répéter que je suis d'origine algérienne ? Je suis né en France ! Je suis Français, point. »

A la tribune, la voix est éraillée. Cassée, à force d'avoir été forcée. Il fait frais mais François Hollande n'écourte pas son intervention. On dirait presque même qu'il en redemande. Comme lorsqu'il passait douze (12 !) heures au Salon de l'agriculture, fin février, ne rechignant, pour séduire un électorat traditionnellement acquis à la droite, ni au cocktail vin-saucisson-fromage dès le petit-déjeuner, ni à la brosse pour peigner les grosses laitières limousines. Tous records battus, y compris celui détenu autrefois par un certain Jacques Chirac, corrézien comme lui, dont il a gagné la sympathie.

Une construction de communicant ? « Tout chez François Hollande est factice ! », critique Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne proche de Jacques Chirac, justement, mais devenue porte-parole de Nicolas Sarkozy. « Regardez sa dernière affiche. Elle a été travaillée des heures pour ressembler à la “Force tranquille” de François Mitterrand. Il ne manque que le clocher. »

Une transformation ? Ses proches l'admettent. Mais réfutent tout artifice. « Bien sûr qu'il s'est préparé pour habiter la fonction », dit son fils Thomas Hollande. « Sa parole est plus rare. Il blague moins. Mais c'est resté le même homme. Quelqu'un de simple. » Quelqu'un qui a fait savoir qu'en cas de victoire, il ne vivrait pas au palais de l'Elysée… L'étape décisive ? Le meeting du lancement de sa campagne au Bourget, fin janvier. Il n'a pas tant fendu l'armure. Tout juste a-t-il confessé « qu'il n'avait pas reçu la gauche en héritage mais que son père, qui ne pensait pas comme lui, lui avait permis d'affirmer ses convictions et que sa mère lui avait transmis l'ambition d'être utile ». « Ce qui était important pour lui, c'était d'imposer un personnage », explique Najat Vallaud-Belkacem. « Il lui fallait démontrer que même sans avoir occupé de fonctions exécutives importantes, comme Barack Obama, il avait la stature. Le Bourget a installé dans l'opinion l'idée que François Hollande pouvait être chef d'Etat. »

Imposer sa carrure ? Ce n'était pas un mince défi. A l'international, on ne se presse pas pour le recevoir, ni lui ni ses émissaires. Et alors qu'il répète qu'en cas d'élection, son premier voyage serait pour Angela Merkel, la chancelière, « naturellement au service de Nicolas Sarkozy » comme elle le dit elle-même, n'a pas daigné lui octroyer une entrevue pour faire connaissance. Dans son propre camp, on lui a savonné la planche. On se souvient de cette pique assassine de Ségolène Royal durant le match impitoyable de la primaire socialiste de l'automne dernier. « Le point faible de Hollande, c'est l'inaction. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? » Paroles trempées à l'amertume des blessures intimes, bien sûr…

Depuis, le contexte a bien changé. L'ex-compagne et la nouvelle, Valérie Trierweiler, se croisent la semaine dernière au meeting de réconciliation à Rennes. Toute la gauche est rassemblée. Martine Aubry ne lâche plus une seule vacherie. Et Dominique Strauss-Kahn qui – on ne le saura jamais – l'aurait peut-être privé de candidature s'il n'y avait eu l'affaire de New York, n'occupe plus que les pages « faits divers » des journaux. Depuis qu'il a le vent en poupe, une cour s'est même formée autour de François Hollande. Au QG de campagne, on se presse paraît-il pour le croiser, ne fût-ce que sur le chemin des… toilettes.

Dans ce chaudron présidentiel, lui, pourtant, garde la tête froide. Ce soir-là, à Creil, il lance comme un avertissement devant la foule euphorique : « Rien n'est fait, rien n'est jamais acquis. »

P.10 le zapping permanent

SON PARCOURS

La gauche, sans héritage

La gauche, sans héritage

Il est né à Rouen, il y a cinquante-huit ans, d'un père médecin pas franchement de gauche. Mais il sait gré à cet homme partisan de l'Algérie française, de lui avoir donné le goût du débat. A l'ENA, Hollande rencontre celle qui deviendra la mère de ses quatre enfants. En 1981, il entre avec Ségolène Royal comme chargé de mission à l'Elysée. François Mitterrand vient d'y être élu. Hollande brigue dès ce moment une circonscription. Mais la Corrèze reste alors le bastion de Jacques Chirac. Ce n'est qu'en 1988 que François Hollande fera son entrée à l'Assemblée. Après cinq ans, c'est la grande débâcle de la gauche et le jeune député y perd son siège (il le retrouvera en 1997). Il ne délaisse pas pour autant la politique et s'investit auprès de Jacques Delors. En 1995, quand l'ex-président de la Commission européenne renonce à la présidentielle, Hollande se rapproche de Lionel Jospin. Ce dernier lui offre les clés du parti quand il emporte – par surprise ! – les législatives qui suivent la dissolution de l'Assemblée nationale en 1997. Un poste qui lui permet d'être associé à toutes les décisions importantes du gouvernement, fait valoir aujourd'hui le candidat. Hollande reste onze ans à la tête du parti avant de céder sa place à Martine Aubry en 2008 et de partir trois ans plus tard à la conquête de l'Elysée.

SON RÉSEAU Aubry, favorite pour Matignon

CREIL (OISE)

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE

Nicolas Sarkozy en ricane. François Hollande a autant de réseaux que de postes à pourvoir s'il est élu, raille-t-il. « Royal se voit déjà à l'Assemblée nationale, Fabius aux Affaires étrangères, Sapin est déjà déçu et Moscovici est dans le rêve… C'est grotesque ! », ironisait-il encore la semaine dernière… L'hôte de l'Elysée n'a pas totalement tort. Avec plus de soixante noms, l'organigramme de campagne de François Hollande a des allures d'armée mexicaine. Où tous les caporaux ne se désintéressent pas d'un sombrero si le scénario des sondages se vérifie le 6 mai…

Plaçons-nous dans cette hypothèse. A Matignon, il faudra du costaud. Parce que Hollande, qui honnit l'hyper-présidence, a promis de rendre toute sa place au Premier ministre. Mais pas seulement. Il s'agit aussi de compenser son point faible : son inexpérience gouvernementale. Martine Aubry tient du coup la pole position. Ex-pilier (avec DSK) du gouvernement Jospin, la patronne du PS, il y a quelques mois encore si dure envers la « gauche molle » (suivez son regard), n'a plus un mot déplacé. Loyauté parfaite ! Elle pourrait du coup ravir le poste à Pierre Moscovici, directeur de campagne. Les autres portefeuilles sont aussi l'objet de convoitises. On parle, à l'Intérieur, de Manuel Valls ou de François Rebsamen. A la Justice, d'André Vallini (ex-président de la commission d'enquête sur l'affaire d'Outreau et « hollandais » de la première heure), de l'avocat Jean-Pierre Mignard (ami intime de Hollande), voire d'Arnaud Montebourg, avocat lui aussi. Et puisque l'adversaire de Nicolas Sarkozy a promis un gouvernement respectant la parité, place pourrait être faite à des jeunes femmes, parmi lesquelles Najat Vallaud-Belkacem, Delphine Batho et Aurélie Filippetti, toutes trois ex-« ségolénistes ». Mais halte là ! « On n'a pas encore gagné », a dû recadrer récemment le candidat.

Pour gagner, Hollande compte sur un réseau d'amis fidèles. Le terroir est son terrain. Il n'a pas dirigé pendant onze ans le PS pour rien. Il en connaît toutes les fédérations et tous les barons… Les capitaines des élus aussi sont actifs dans sa campagne, au premier rang desquels Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS. Le nouveau président socialiste du Sénat, Jean-Pierre Bel, est aussi l'un des siens. Côté économie, Hollande s'appuie sur l'ancien ministre Michel Sapin et sur l'analyste Elie Cohen, mais aussi sur des experts discrets comme son copain de promo à l'ENA Dominique Villemot (que d'aucuns décrivent comme son « Henri Guaino »). Auprès des patrons, le socialiste a sa courroie de transmission : Jean-Pierre Jouyet. Cet ex-ministre de Sarkozy, proie de l'ouverture, préside l'Autorité des marchés financiers et lui ouvre son carnet d'adresses. Côté culture, Hollande compte parmi ses relais les hommes de théâtre Jean-Michel Ribes, Bernard Murat et Pïerre Lescure, qui a dirigé le théâtre Marigny après avoir fait carrière à la télé. Les people aussi répondent présents, parmi lesquels les chanteurs Benjamin Biolay ou Yannick Noah, qui avait chauffé la salle lors du meeting de lancement de la campagne au Bourget.

Et comme on n'est jamais aussi bien servi que par la famille, François Hollande peut, enfin, compter sur son fils aîné. Thomas Hollande, 28 ans, est aussi discret qu'omniprésent. En baskets, le jeune avocat sillonne la campagne. Au point qu'on lui prête déjà une ambition politique, avec une éventuelle implantation à Marseille.

SA MOITIÉ

Plume acerbe

Plume acerbe

Elle le suit partout. Mais, officiellement, elle n'a pas de rôle politique auprès de François Hollande. Sa seule mission ? Gérer le thé et les pastilles pour la gorge, à en croire l'interview qu'elle a donnée le week-end dernier à Libération. A d'autres ! Valérie Trierweiler, 47 ans et trois enfants, ne participe pas au comité stratégique de campagne. Mais rien n'échappe à cette journaliste aguerrie. Ses tweets sont ravageurs. En 140 signes, elle peut assassiner. Comme quand « son » journal, Paris Match, met sa photo en couverture sans son accord. « Quel choc ! » Nicolas Sarkozy aussi en prend pour son grade quand, ramené au souvenir du yacht de Vincent Bolloré, il réplique que ce même Bolloré est l'employeur de Trierweiler sur la chaîne Direct 8. « Il ne sait pas ce qu'est le journalisme indépendant ! » L'indépendance, elle y tient. De famille modeste (sa mère était caissière), elle assure que si elle devient la première dame, elle continuera à travailler et ne se mariera jamais par contrainte. Bonjour le protocole en cas de déplacement dans certains pays…

SON QG DE CAMPAGNE Le « 59 », une ruche raillée par la droite

Dans le très chic septième arrondissement de Paris, près de la tour Eiffel, l'immeuble est bourgeois mais banal. Sur la façade de ce quartier de ministères, deux simples pancartes : « François Hollande, 2012 ». Que n'a-t-on glosé, à droite, sur cet hôtel particulier qui abritait pourtant il n'y a pas si longtemps le haut-commissaire aux solidarités actives nommé par Nicolas Sarkozy, un certain Martin Hirsch ? Trop grand (plus de 1.000 m2 contre 600 pour le local du président-candidat), trop cher (40.000 euros de loyer par mois, alors que celui de la droite ne coûte que la moitié), il ne correspondrait pas à la maison modeste qui devrait échoir à un candidat socialiste…

Le quartier général de François Hollande, le « 59 », comme on dit (référence au numéro de l'adresse, avenue de Ségur), compte quatre étages. Pas moins de 80 personnes bourdonnent dans la ruche. Il faut dire que l'organigramme de campagne du président est fourni. A chaque thématique (éducation, culture, budget, justice, etc) correspond un responsable. Sans compter les quatre porte-parole, et autres « représentants particuliers » et « conseillers spéciaux ». « Une armée mexicaine », ricane-t-on à droite.

L'endroit se veut ouvert. Le souvenir du « bunker » de Ségolène Royal en 2007, un appartement du boulevard Saint-Germain complètement coupé du parti socialiste, a laissé des traces… Cette fois, le mot d'ordre est la fluidité… Le QG n'est loin ni de l'Assemblée nationale, ni du siège du parti, rue de Solférino.

Au deuxième étage, le bureau de François Hollande jouxte celui de son directeur de campagne, Pierre Moscovici. Déco : des fauteuils en cuir et… une table ovale. Clin d'œil au président américain Barack Obama et son célèbre salon de même forme, avec lequel il partage le fait de n'avoir jamais exercé de ministère avant de briguer la fonction suprême ? Il ne faut pas trop convoquer la symbolique, même si un petit taxi-brousse, offert paraît-il par un militant, est là pour rappeler qu'il faut sillonner bien des pistes avant d'arriver à destination… Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande, a son propre bureau. « Le 306 », en a fait jaser plus d'un, qui craignaient la mainmise sur la campagne de celle qui sera peut-être la future première dame. L'intéressée a vite mis fin à la controverse. Elle n'y passe qu'une fois par semaine, à vélo, pour répondre à son courrier ou livrer ses impressions (avis de femme ou de journaliste plus que de politique, précise-t-elle) sur une photo ou une affiche…