Hollande : « Sarkozy est dans une espèce d'affolement »

PATRICIA LABAR

jeudi 26 avril 2012, 08:48

Interrogé sur France Inter, François Hollande a insisté qu'il ne modifierait pas son programme pour séduire l'électorat du FN. « À la Trace », toute l'actualité des candidats

Hollande : « Sarkozy est dans une espèce d'affolement »

François Hollande, © AP

François Hollande était ce matin l'invité de France Inter. Le candidat socialiste à la présidentielle est interrogé par Raphaëlle Duchemin et Marie-Eve Malouines, chef du service politique de France Info.

« Ce sont les électeurs qui vont décider »

François Hollande est revenu sur les électeurs du FN qui ont voté en masse pour Marine Le Pen. « On va bientôt nous dire que si nous gagnons, c'est que le FN l'aurait permis ? Ce sont les électeurs qui vont décider. Et je les convaincrai avec mon projet. Je ne vais pas le modifier en cours de route. Je vais laisser ça au sortant qui est dans une espèce d'affolement. J'essaye d'avoir la constance et la cohérence pour avoir la confiance. »,a dit François Hollande sur France Inter.

Bayrou a compris que Sarkozy était « dans une fuite en avant »

« Je crois qu'il (M. Bayrou) a compris que l'attitude de Nicolas Sarkozy était une fuite en avant, une vraie fuite en avant », « une course derrière les thèses, derrière les mots du Front national », a affirmé François Hollande. « Il y a de la part de Nicolas Sarkozy une transgression et je la constate comme François Bayrou », a ajouté le candidat socialiste.

« Le 1er mai c'est la fête des travailleurs »

« Le 1er mai c'est la fête des travailleurs. la aussi j'ai regretté que Nicolas Sarkozy en fasse un thème de conflit, a rétorqué le candidat socialiste à l'adresse de Nicolas du président sortant qui affirme qu'« il ne savait pas que le PS avait privatisé le 1er mai »

Les mensonges de Sarkozy

« Je reviens sur les mensonges de Nicolas Sarkozy », a commenté François Hollande sur France Inter. « Je l'ai entendu dire que je voulais régulariser tous les sans-papiers. Je ne cesse de dire le contraire. Mensonge. Je veux régulariser au cas par cas sur la base de critères qui seraient les mêmes dans toutes les préfectures. Premier mensonge.

Deuxième mensonge, il dit que Tariq Ramadam me soutient. Il l'a cité comme ayant appelé à voter pour moi, c'est faux. Il n'a jamais prononcé mon nom. Et je n'ai pas à me justifier quand un individu dit qu'il n'aime pas le pouvoir sortant. Je n'ai rien à voir avec ces thèses-là. Amalgame, mensonge, comment l'admettre d'un sortant ?

3e mensonge. Il dit que je serais soutenu par 700 mosquées. Il a fallu que le CFCM dise qu'il n'y a jamais eu ces appels. Quand on est dans l'amalgame, la confusion, ça en dit long sur la dérive de N. Sarkozy. »