Sarkozy dénonce « le procès stalinien » qu’on lui fait

Rédaction en ligne

samedi 28 avril 2012, 00:06

« Depuis lundi, c’est un déchaînement, j’aurai durci et extrémisé mes propos », a déclaré le président-candidat, « on me fait un procès d’intention, un procès stalinien, comme à la belle époque ».

Sarkozy dénonce « le procès stalinien » qu’on lui fait

AFP

Nicolas Sarkozy a fait valoir que sa campagne pour le second tour n’était pas différente de celle du premier et qu’il développait les mêmes propositions.

« On me demande quelles sont mes relations avec Marine Le Pen (…) Je dois me justifier, je dois m’expliquer », a-t-il observé, accusant la candidate du FN, arrivée 3e du premier tour dimanche dernier avec près de 6,5 millions de voix, de s’en prendre à lui sans ménagement. « Je veux parler à ces 6,5 millions de Français qui ont voté Marine Le Pen », a-t-il réaffirmé.

M. Sarkozy s’exprimait au Zénith de Dijon dans un meeting ayant réuni 10.000 personnes selon l’UMP. « Je n’accepte pas que l’on puisse être accusé de racisme dès que l’on prononce le mot immigration », a-t-il également dit.

Affichant une forte détermination, il a pour la première fois terminé son discours -- d’une heure environ, plusieurs fois interrompu par des applaudissements et des « on va gagner » -- par un appel à « mobiliser l’immense armée du peuple de France ».

« On accélère jusqu’au 6 mai »

M. Sarkozy n’a pas dit, comme d’habitude lors de ses meetings, « aidez-moi ! », et a lancé à la foule, juste après la Marseillaise, commencée en musique et terminée a cappella : « on est à fond aujourd’hui et chaque jour, et on accélère jusqu’au 6 mai ».

« Je sens le peuple de France se mobiliser comme jamais pour un rendez-vous présidentiel », a également lancé M. Sarkozy durant son meeting, faisant fi des sondages qui continuent de donner largement en tête des intentions de vote lors du second tour son adversaire PS François Hollande.

« A l’esquive : 20/20 » pour Hollande

Il a abondamment critiqué M. Hollande, affirmant que les deux candidats avaient « un devoir de vérité, de clarté, de transparence et d’authenticité. Dire ce que l’on pense, dans quelle direction on veut conduire le pays ».

Mais selon lui, son adversaire socialiste pratique « l’esquive, la feinte, l’hypocrisie », en refusant les débats que lui-même, des radios et la télévision ont proposés, en plus du traditionnel débat de deuxième tour, programmé le 2 mai. « Et encore, pourvu que ce jour-là, il n’y ait pas une extinction de voix, ou une panne d’électricté, ou un problème », a-t-il ironisé. « A la godille, parfait. A l’esquive : 20/20 », a-t-il lancé, à propos du député de Corrèze.

« A 10 jours de l’élection, on ne sait toujours pas quelle serait sa politique migratoire » et « c’est pareil pour les retraites (…) Soit on ne sait pas et c’est un problème de compétence, soit on le sait et c’est un problème de manque de courage », a-t-il dit.

(afp)