Comment Hollande et Sarkozy voient leur face-à-face télévisé du 2 mai

Rédaction en ligne

dimanche 29 avril 2012, 09:30

François Hollande voit dans le face-à-face télévisé du 2 mai entre finalistes de la présidentielle une nouvelle occasion de « convaincre » les Français, tandis que Nicolas Sarkozy ira au rendez-vous avec « sérénité », « détermination » et « sans coach », expliquent-ils au JDD.

Comment Hollande et Sarkozy voient leur face-à-face télévisé du 2 mai

AFP

Qu’attendez vous du débat ?, demande l’hebdomadaire dans son édition de dimanche, parmi une série de questions identiques auxquelles les deux finalistes doivent répondre.

« Pour le préparer, j’ai travaillé sur mes propositions – pour leur donner la plus grande force possible – et j’ai étudié les contradictions ou les incohérences du projet du candidat sortant », explique le candidat PS.

« Mais surtout », ajoute-t-il, « au-delà du duel attendu, c’est vers les Français que je veux me tourner. Ce sont eux que je veux convaincre. Pas Nicolas Sarkozy ! Je veux montrer aux Français qu’une nouvelle présidence est nécessaire, dans sa forme, dans ses résultats, et dans ses finalités, notamment en matière de justice sociale », ajoute-t-il.

Le député de Corrèze, favori des sondages, fait remarquer que ce rendez-vous cathodique de l’entre-deux-tours « peut réserver des moments forts », mais que « rarement un débat a changé le sens d’un scrutin ».

Pour sa part, Nicolas Sarkozy déclare que les Français attendent du débat une « confrontation » qui « les éclaire sur deux projets et deux personnalités ».

« J’irai à ce débat avec ma sérénité, ma détermination, sans coach puisqu’il semble que M. Hollande en ait un », poursuit le candidat de l’UMP. « J’irai sans avoir préparé des formules parce que les Français ont droit à autre chose qu’à des phrases toutes faites, mais sans contenu », ajoute-t-il.

Interrogé sur le même sujet dans le Parisien dimanche, le président-candidat lance à nouveau une pique à son adversaire.

« Le débat doit être républicain, clair. Il va falloir que François Hollande fasse ce qu’il déteste », dit-il. C’est-à-dire ? « Etre franc », répond M. Sarkozy.

(AFP)