Sarkozy : « Je souhaite à mon successeur de réussir pour la France »
Rédaction en ligne
mercredi 09 mai 2012, 12:01
Le conseil des ministres s’est terminé à l’Elysée « dans la sérénité ». Le président sortant, Nicolas Sarkozy, a adressé un mot d’adieu aux membres du gouvernement.
François Fillon et Nicolas Sarkozy© AFP
Nicolas Sarkozy est arrivé, à la présidence par la grande porte, déposé au pied du perron à 9h25 par sa voiture blindée de fonction. Dossiers sous le bras, il a adressé un bref salut à l’un des huissiers et s’est engouffré dans l’ascenseur qui le mène jusqu’à son bureau au premier étage du palais.
Son Premier ministre François Fillon, est arrivé à l’Elysée à 9h45 et a immédiatement rejoint Nicolas Sarkozy dans son bureau.
Petit détail protocolaire, deux gardes républicains postés au pied de l’escalier intérieur qui mène au premier étage ont présenté les armes au chef du gouvernement.
Le ballet des voitures officielles lui a succédé, déversant tour à tour les 32 ministres et secrétaires d’État du gouvernement Fillon. Parmi les premiers arrivés, Jeannette Bougrab (Jeunesse), Pierre Lellouche (Commerce extérieur) et Bruno Le Maire (Agriculture).
Sarkozy : « Ne soyez pas tristes »
« Ne Soyez pas tristes, c’est la vie politique. Ne soyez pas dans l’amertume », a déclaré à ses ministres le président sortant Nicolas Sarkozy qui leur a offert un verre.
« Bonne chance à mon successeur », a dit Nicolas Sarkozy tout en souhaitant que la France réussisse.
« C’est un nouveau démarrage a déclaré comme l’a rappelé Nicolas Sarkozy », le ministre des Sports, David Douillet. « Les Français vont découvrir sa vraie personnalité et non pas la caricature qu’il y a eue ces cinq dernières années », a déclaré le ministre des Sports.
La ministre de la Formation professionnel Nadine Morano a déclaré : « Je pars le coeur serré, j’ai accompagné un homme extraordinairement courageux, plein d’énergie, visionnaire sur la politique internationale, je ne regrette rien, j’assume tout ».
« Un moment émouvant »
À leur sortie les ministres parlaient d’un moment émouvant mais aucune tristesse. Un conseil des ministres qui s’est déroulé dans une atmosphère sereine mais pas lourde, a précisé David Douillet.
Plus tôt, le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, déclarait sur RTL que le conseil des ministres « c’est un moment particulièrement émouvant ».
Des souvenirs à emporter…
Eric Besson (Industrie) a décidé de ne plus tweeter : il vient de fermer son compte. « Au revoir. Bises. See u. #soyezsages » : Eric Besson, l’un des politiques les plus actifs sur Twitter, a pris congé de ses quelque 58.000 abonnés par une courte rafale de micro-messages avant de supprimer son profil du réseau lundi soir.
Nadine Morano a récupéré le petit carton à son nom et l’a fait dédicacer par le président. Thierry Mariani a aussi récupéré le petit chevalet avec non nom.
Frédéric Mitterrand (Culture) a également conservé son carton.
Pas de cadeau pour Sarkozy
« Notre cadeau, c’est notre amitié indéfectible et la fierté d’avoir servi Nicolas Sarkozy et d’avoir servi la France, a déclaré », a déclaré le ministre des Affaires européennes, Jean Leonetti.
Les résultats des élections communiqués au conseil des ministres
L’ordre du jour prévoyait d’abord la présentation de projets de lois, qu’il reviendra à la future Assemblée nationale de voter, sur « la partie législative du code de la sécurité intérieure » ou le contrat unique d’insertion à Mayotte, ainsi qu’un décret sur « la sécurité publique » qui, on s’en doute, devraient être vite expédiés.
Ensuite, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a remué le couteau dans la plaie en présentant une communication sur « les résultats de l’élection présidentielle », même si ceux-ci ne seront officiellement proclamés que jeudi par le Conseil constitutionnel.
« Le bilan du quinquennat » par François Fillon
Enfin, précisait l’ordre du jour, François Fillon prendra la parole pour une autre communication, sur « le bilan du quinquennat ». Celui qui a su rester aux côtés de Nicolas Sarkozy pendant toute la durée de son mandat devrait alors défendre les réformes réalisées, malgré la crise.
P.LA (avec AFP)