Valérie Trierweiler, la journaliste qui veut réinventer la fonction de première dame

Rédaction en ligne

mardi 15 mai 2012, 14:55

Valérie Trierweiler, devenue Première dame de la Ve République, ambitionne de continuer à exercer son métier de journaliste et veut réinventer cette fonction sans contours précis.

Valérie Trierweiler, la journaliste qui veut réinventer la fonction de première dame

AFP

La compagne de François Hollande lui a déjà donné un nouveau souffle, inaugurant mardi matin son rôle de façon complètement inédite, par une vraie passation de pouvoirs à l’Elysée avec la Première dame sortante Carla Bruni-Sarkozy. Après un long entretien, les deux femmes sont sorties aux côtés de leurs époux et compagnon respectifs et se sont ensuite embrassées sur le perron de l’Elysée avant de se séparer.

Tailleur jupe de couleur sombre, talons hauts, Valérie Trierweiler a choisi l’élégance dans la sobriété pour ses premiers pas au Palais présidentiel Journaliste et non mariée, la compagne du nouveau chef de l’Etat fait déjà figure d’exception dans la lignée des impétrantes dans de telles fonctions à l’Elysée. Et assume le fait qu’elle va devoir progressivement trouver ses marques.

« Je ne serai pas une potiche »

« Première dame, c’est un second rôle et il faut l’accepter comme tel. Moi ça me convient très bien », déclarait-elle il y a peu. Mais « je ne serai pas une potiche », a-t-elle averti dans le Times, dessinant par petites touches au fil de ses nombreuses interviews ces derniers jours la façon dont elle entend incarner son rôle. « Il faut inventer la fonction et peut-être inventer une nouvelle expression que celle de Première dame », « pour l’instant, c’est encore totalement irréel », estimait-elle récemment. « Je pense que ce sera plus facile pour moi à l’Elysée que cela ne l’a été pour Carla Bruni », a-t-elle aussi confié à l’AFP soulignant que l’épouse de Nicolas Sarkozy, chanteuse et ex-mannequin, « venait d’un monde totalement étranger à celui de la politique et n’en connaissait pas nécessairement les codes ».

Un concubinage qui ne dérange pas

Près de huit Français sur dix considèrent, en tous cas, comme peu important que le nouveau couple présidentiel ne soit pas uni par les liens du mariage, selon un sondage Harris Interactive pour VSD. Sur le plan diplomatique, elle a déjà balayé la question de savoir si son statut de concubine pouvait créer un problème. « Peut-être pour une visite chez le pape ? » mais « franchement, ce n’est pas du tout un aspect qui me soucie. Il y a bien d’autres choses qui peuvent m’inquiéter avant celle-là ». Outre le Vatican, où elle ne pourra sans doute pas effectivement être reçue hors mariage, la question protocolaire concernant la nouvelle Première dame pourrait se poser dans des pays très religieux et attachés aux principes comme l’Arabie Saoudite, l’Indonésie, voire l’Inde, mais sans certitude qu’elle se transforme en véritable enjeu.

Indépendance financière

Sur le plan professionnel, elle va devoir aussi redéfinir la façon d’exercer son métier et tirer un trait sur sa passion le journalisme politique. « Je pense pouvoir continuer à faire du journalisme si je ne traite pas de l’actualité française, quelle qu’elle soit », a-t-elle confié au magazine Elle. « Piste » envisagée parmi d’autres, « des entretiens de personnalités étrangères ». Toujours salariée de l’hebdomadaire Paris-Match, où elle est entrée en 1989, et de la chaîne Direct 8, Valérie Trieweiler, issue d’une famille modeste, a une obsession : garder son indépendance financière et continuer à assumer la charge de ses trois garçons âgés de 15, 17 et 19 ans.

(belga)