Mélenchon reconnaît sa défaite à Hénin-Beaumont

Rédaction en ligne

lundi 11 juin 2012, 08:23

Marine Le Pen a annoncé sa victoire dans le 11e arrondissement du Pas-de-Calais. Arrivé troisième, Jean-Luc Mélenchon a affirmé qu’il se rangeait derrière le candidat socialiste.

Le chef de la gauche radicale française Jean-Luc Mélenchon a perdu son pari face à la dirigeante de l’extrême droite Marine Le Pen au 1er tour des élections législatives dans le nord de la France, et ne participera pas au second tour dimanche prochain.

Jean-Luc Mélenchon, qui défiait Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, a annoncé lui-même sa défaite : arrivé troisième, il s’est désisté au profit d’un socialiste qui affrontera donc le chef du Front national.

Marine Le Pen a annoncé elle-même qu’elle avait obtenu 42 % sur l’ensemble de la circonscription. « Il est normal qu’on soit déçu, mais il ne faut pas se laisser abattre », a déclaré Jean-Luc Mélenchon, un ancien socialiste.

Le Pen pointe la déconnexion entre Mélenchon et l’électorat populaire

Marine Le Pen a estimé que ces résultats montrent la « déconnexion totale entre (Jean-Luc Mélenchon) et l’électorat populaire, qui, dans une circonscription pourtant de gauche, n’a pas adhéré à sa campagne brutale, bobo et méprisante ».

Pour Jean-Luc Mélenchon, visiblement très déçu, la « partie sera très sévère » au second tour. La présidente du FN a notamment fait le plein de voix dans la plus grande ville de la circonscription, Hénin-Beaumont, avec 48,21 %, devant Jean-Luc Mélenchon (21,19 %) et Philippe Kemel (16,69).

Le dirigeant du Front de gauche, un regroupement dominé par le Parti communiste, avait été la révélation de l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai. Mais son score avait été décevant pour ses partisans. Il n’avait obtenu que 11,1 % au premier tour, contre 17,9 % à Marine Le Pen, dont il s’était posé en ennemi juré pendant la campagne.

Pour prendre sa revanche, il avait décidé d’aller la défier dans sa place forte d’Hénin-Beaumont, faisant de la bataille dans cette circonscription l’un des points chauds de ces législatives.

(P.VA. avec AFP)