Législatives : l’UMP rejette toute alliance avec le FN

Rédaction en ligne

lundi 11 juin 2012, 17:17

« Pas question d’appeler à voter pour le FN ni d’appeler à voter pour le candidat socialiste qui en plus fait alliance avec le Front de gauche », a affirmé Copé après la réunion de l’UMP. Le minute par minute

Législatives : l’UMP rejette toute alliance avec le FN

Jean-François Copé, © AFP

LE MINUTE PAR MINUTE

17h10 : « Pas question d’appeler à voter pour le Front national ni d’appeler à voter pour le candidat socialiste qui en plus fait alliance avec le Front de gauche », a lancé lors de cette réunion le secrétaire général de l’UMP. Copé, qui devait tenir une conférence de presse à l’issue du bureau politique, a rappelé que l’UMP « demande à l’ensemble de ses candidats » qualifiés pour le second tour « de se maintenir », selon des participants. « Si l’un des nôtres se retirait, il serait désapprouvé par notre famille politique », a-t-il lancé pendant la réunion.

16h50 : L’UMP a opté pour le ni-ni (ni Front national, ni Front républicain) en vue du second tour des élections législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d’extrême droite, a-t-on appris de sources UMP. Cette ligne, qui avait déjà prévalu au second tour des cantonales de 2011, a été arrêtée lundi après-midi lors d’un bureau politique extraordinaire à huis clos du parti, organisé à l’Assemblée nationale, ont annoncé à l’AFP des participants à la réunion. Elle a été décidée « à l’unanimité », selon un membre de la direction de l’UMP, à « la quasi-unanimité », selon un autre.

16h10 : La direction du MoDem a condamné avec la plus grande fermeté l’appel à voter FN du candidat centriste Jean-Sébastien Vialatte dans le Var, appelant à faire barrage au parti d’extrême droite dont les valeurs sont « à l’opposé » de celles du Mouvement démocrate.

15h55 : Falorni, opposant de Royal à La Rochelle, a déposé officiellement sa candidature au 2ème tour.

15h40 : Dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, l’UMP a décidé le maintien de son candidat, Eric Saubatte, face à Bayrou. Il s’est qualifié pour le second tour avec 21,72 % des voix derrière Nathalie Chabanne (PS, 34,9 %) et le président du MoDem François Bayrou (23,63 %).

15h00 : L’Elysée veut réfléchir à une éventuelle modification du calendrier électoral afin de combattre l’abstention croissante aux législatives. La participation a été dimanche la plus faible de la Ve République pour cette élection, plus de vingt points inférieure à celle du 6 mai. L’écart de participation entre les deux scrutins renforce de facto la présidentialisation. Or François Hollande a déclaré vouloir rééquilibrer les pouvoirs, notamment de Matignon et du Parlement.

14h55 : Damien Guttierez, candidat investi par le MoDem dans la 7e circonscription du Var, où il a obtenu 1,13 %, a annoncé qu’il appelait à voter pour le FN au second tour afin de faire battre le candidat de l’UMP Jean-Sébastien Vialatte en qui il n’a pas confiance sur le plan de la moral publique.

14h30 : Dans un entretien au Point.fr, le maire de La Rochelle, Maxime Bono, parle d’Olivier Falcorni comme étant « dans une logique curieuse ». Avant d’expliquer, « Il y a chez Falorni de l’ambition, ce qui n’est pas scandaleux, et de la rancoeur, ce qui est regrettable ». « À l’évidence, les voix des électeurs de Nicolas Sarkozy à la présidentielle se sont reportées massivement sur Olivier Falorni au premier tour. Ségolène Royal fait 32 %, sans une seule voix de droite, et Olivier Falorni fait 28 %. Si on additionne les deux, ça fait 60 %. Jamais le PS n’a fait 60 % ici, plutôt 40 %. » a-t-il ajouté.

13h20 : Olivier Falorni, candidat PS dissident à La Rochelle face à Ségolène Royal, a affirmé sur France Inter que sa décision de se maintenir au second tour était « irrévocable ».

13H06 : Le président du Modem, François Bayrou, a déclaré que réduire la vie politique à une confrontation UMP-PS serait « catastrophique pour le pays ».

12h45 : Le PS a appelé la droite à se désister lorsque ses candidats sont arrivés derrière ceux de la gauche et de l’extrême droite et il a annoncé qu’il en ferait autant, avant le second tour des législatives en France le 17 juin. « J’appelle l’UMP (droite) à être claire. Nous sommes dans une République, beaucoup nous regardent en France bien sûr mais en Europe, je crois qu’il faut être clair quand on défend un certain nombre de valeurs et quand on veut être digne de notre pays », a déclaré Martine Aubry

12h15 : La première secrétaire du PS Martine Aubry a annoncé que le parti avait demandé à la candidate socialiste dans la 3e circonscription du Vaucluse de « retirer sa candidature » pour « faire barrage au Front national », représenté par Marion Maréchal-Le Pen.

12h00 : Ségolène Royal, en position délicate dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime face à Olivier Falorni, un dissident que la droite va soutenir, a martelé que les électeurs ne devaient pas « mélanger les voix de gauche et les voix sarkozystes », assurant que François Hollande partageait cette opinion.

11h55 : France 2 a été suivie par 4,7 millions de téléspectateurs dimanche lors de sa soirée électorale, en hausse par rapport à 2007 (3,3 millions) et coiffant TF1, regardée par 4,3 millions de téléspectateurs, selon les chiffres de Médiamétrie.

11h30 : Le patron des députés européens écologistes, Daniel Cohn-Bendit, a répété que le PS faisait une « faute » en présentant un candidat face à François Bayrou, et a ajouté que s’il était électeur dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques, il voterait pour le centriste. « Bayrou aurait mérité d’être à l’Assemblée nationale, il y aurait apporté quelque chose », affirme Cohn-Bendit dans un entretien au Monde daté de mardi.

11h10 : Deux électeurs de l’UMP sur trois sont pour un accord de désistement mutuel entre un candidat de droite et un du FN quand il s’agit de battre un candidat de gauche au second tour, selon un sondage Ipsos/Logica Business Consulting réalisé jusqu’à la veille du scrutin. 34 % y sont opposés.

10h40 : La présidente du FN, Marine Le Pen, a annoncé à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) que ses candidats se maintiendraient dans les 61 circonscriptions où ils se sont qualifiés pour le second tour.

10h30 : Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a répété sur Europe 1 que le parti ne faisait « pas d’alliance avec le FN » et qu’il s’adressait aux « électeurs du Front National ». « Nous, on s’adresse aux électeurs du FN. Et on dit aux électeurs du FN : ’attention quand on revote pour les électeurs du FN au deuxième tour, on risque de faire passer la gauche. »

10h20 : Martine Aubry et Harlem Désir, numéros un et deux du PS, ont appelé fermement Olivier Falorni, candidat PS dissident, à « retirer sa candidature » en Charente-Maritime, face à Ségolène Royal qui sans quoi n’est pas assurée d’être élue députée dimanche prochain.

10h00 : Le porte-parole du FN pour les législatives, Florian Philippot, s’est félicité que les électeurs UMP montrent des « signes d’intérêt (…) pour les idées patriotes que nous portons ».

L’ESSENTIEL

Les socialistes espèrent bien confirmer leur succès électoral au deuxième tour des législatives, ambitionnant une majorité absolue à l’Assemblée, tandis qu’à droite l’UMP et le FN vont définir ce lundi leurs positions en prévision du scrutin de dimanche prochain.

Mais un autre point important de ce premier tour est la participation médiocre, avec un taux de 57,23 % selon le ministère de l’Intérieur. Soit plus de trois points inférieurs à celui des législatives de 2007. Ce manque d’enthousiasme électoral tranche avec la présidentielle où le taux de participation pour le deuxième tour a dépassé 80 %.

Mais il pose aussi certaines questions. Alors que le FN s’impose comme la troisième force de ce premier tour des législatives, l’UMP devra fixer sa position par rapport au parti d’extrême droite. Le parti doit se réunir dans l’après-midi.

P.VA. avec AFP