Ségolène Royal, amère, annonce sa défaite avant 20h

Rédaction en ligne

dimanche 17 juin 2012, 21:50

Ségolène Royal s’est exprimée en direct, avant 20h, pour reconnaître sa défaite aux législatives. La conséquence d’une « trahison politique » selon la socialiste.

Ségolène Royal, amère, annonce sa défaite avant 20h

La candidature de Ségolène Royale à La Rochelle, digne des meilleurs feuilletons dramatiques, aura finalement débouché sur la défaite de l’ancienne candidate à la présidentielle en 2007. Face au candidat dissident du PS Olivier Falorni, celle qui était pourtant soutenue par François Hollande ne sera pas parvenue à convaincre les électeurs.

Aubry prend la défense de Ségolène Royal

Martine Aubry a affirmé que le candidat dissident PS Olivier Falorni avait été élu dimanche à La Rochelle contre Ségolène Royal « grâce aux voix de la droite et de l’extrême droite ». « Je voudrais avoir une pensée particulière pour Ségolène Royal. Ce qu’elle vit ce soir est douloureux. Elle a été battue par un candidat qui est élu grâce aux voix de la droite et de l’extrême droite ».

La première secrétaire du PS, a exclu la réintégration de Falorni au sein du PS.

Alors que les résultats du second tour des législatives ne pouvaient filtrer avant 20h dans les médias français, Ségolène Royal a fait sa première déclaration avant l’embargo et annoncé sa défaite en direct, provoquant l’embarras des journalistes. « Le résultat de ce soir est le résultat d’une trahison politique » a-t-elle déclaré. Dès le retour plateau, David Pujadas, sur France 2, a qualifié la situation « d’inédite », visiblement gêné par l’annonce du résultat. La socialiste a par la suite estimé que le tweet de Valérie Trierweiler n’avait pas « arrangé les choses. »

Plus tôt dans la soirée, le quotidien espagnol El Pais, avait publié une interview de Ségolène Royale. Elle y dénonçait le machisme ambiant. Elle annonçait qu’en cas d’élection à La Rochelle, elle ne se présenterait pas à la présidence de l’Assemblée nationale.

Anaïs Martinez (st.)