Législatives : le PS remporte 314 sièges sur 577
Rédaction en ligne
lundi 18 juin 2012, 06:41
Le PS et ses proches alliés (radicaux de gauche et divers gauche, sans compter les Verts) ont remporté une majorité absolue de 314 sièges sur 577, selon les résultats du ministère de l'Intérieur français. La revue de presse française
Le PS a obtenu 280 sièges, les divers gauche 22, les radicaux de gauche 12, soit 314 sièges. EELV (les Verts) a 17 sièges, le Front de gauche 10 et les indépendantistes martiniquais 2 sièges, ce qui porte l'ensemble de la gauche à 343 sièges.
L'UMP a recueilli 194 sièges, le Nouveau centre et les divers centristes 14, les divers droite 15 et les radicaux 6, soit un total de 229 pour la droite. L'extrême droite en a trois, dont deux pour le FN, et le MoDem deux
Une « majorité absolue » face « à la crise »
La presse française nationale et régionale souligne que « face à la crise » le gouvernement est attendu par tous les Français.
Le Figaro : « Le PS dispose désormais de la majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Le paysage politique français sort profondément bouleversé après neuf mois de campagne électorale ininterrompue », reconnaît Etienne Mougeotte dans Le Figaro.
Libération : Pour Nicolas Demorand, c'est même « une vague impressionnante : le PS et ses alliés raflent l'hypermajorité au Parlement. »
Les Echos : « Quarante jours après avoir confié pour cinq ans les clefs de l'Elysée à François Hollande, les Français lui ont donné tous les moyens d'exercer son pouvoir », remarque Jean-Francis Pecresse, dans Les Echos.
Républicain Lorrain : « François Hollande et Jean-Marc Ayrault disposent donc de la majorité absolue », note Philippe Waucampt dans le Républicain Lorrain.
L'Alsace : Même constatation chez Francis Laffon dans l'Alsace : « Le PS recueille la majorité absolue à lui tout seul ».
L'Est Républicain : « Avec le Sénat et les Régions, François Hollande dispose d'une majorité absolue à l'Assemblée, abîmée toutefois par une abstention record », tempère légèrement Rémy Godeau, dans l'Est Républicain.
Voix du Nord : Il n'en reste pas moins « un président heureux. Il disposera à l'Assemblée nationale d'une majorité absolue », assure Jean-Michel Bretonnier, dans la Voix du Nord.
La Dépêche du Midi : Jean-Claude Souléry n'hésite pas à écrire : « La France est quasiment rose sur la totalité de la carte électorale. Ce n'est plus une vague, c'est un océan ».
Le Midi libre : Philippe Palat voit également « une incontestable vague rose ».
Libération Champagne : Jorge D'Hulst, dans Libération Champagne qui écrit : « François Hollande a obtenu la majorité dont il a besoin. Sa victoire aux législatives est sans appel puisque l'on assiste à une nouvelle vague rose ».
« Les vainqueurs ne doivent pas décevoir »
Si les éditorialistes s'accordent sur la « majorité absolue » beaucoup sont déjà tournés vers l'avenir.
Ouest France : « Ce matin, commencent les choses sérieuses. Au travail ! François Hollande dispose d'une majorité nette : entre la présidentielle et les législatives », exhorte Michel Urvoy dans Ouest France.
La Croix : Il est suivi par François Ernenwein qui prévient : « Les déclarations d'intentions appartiennent au passé. François Hollande et la majorité, forts de ce soutien des Français, sont engagés dans l'épreuve des preuves. »
Libération : Nicolas Demorand lui va plus loin et se demande : « La gauche en position plus qu'hégémonique, disposant d'absolument tous les pouvoirs. Que va-t-elle en faire maintenant ? Mystère. »
L'Est Eclair : Patrick Planchenault met en garde la majorité. « Du coup, aussi large soit la victoire, elle oblige les vainqueurs. À ne pas décevoir, à réussir ce qu'ils n'ont cessé de promettre, un profond changement de la France », selon lui.
Midi Libre : et Philippe Pallat de rappeler au président Hollande que c'est « à lui de transformer les promesses en réalités. À lui d'affronter l'urgence de la situation. De remettre la France dans le sens de la marche. »
La République du Centre : Jacques Camus non sans une certaine ironie, estime qu'outre une vague rose, « c'est aussi une vague +rosse+ qui a déferlé sur certains +grands candidats+, lourdement battus à l'occasion du deuxième tour des législatives ».
(Belga et AFP)