Le CSA ne sanctionnera pas la diffusion du discours de Royal

Rédaction en ligne

mardi 19 juin 2012, 15:34

Les résultats des législatives ne pouvaient filtrer avant 20 h en France. Or Ségolène Royal s'est exprimée en direct ne respectant pas cet embargo. Les médias qui ont diffusé son message risquaient une sanction.

Dimanche soir, plusieurs chaînes de télévision françaises, dont France 2 et TF1, ont diffusé en direct, et avant 20h00, le discours de Ségolène Royal, annonçant sa défaite au deuxième tour des législatives face à Olivier Falorni.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), en séance plénière mardi, tout en constatant un manquement, a décidé de ne pas sanctionner les chaînes qui ont diffusé les propos de la candidate socialiste. Le conseil a justifié sa décision « en raison des circonstances particulières et notamment l'heure de diffusion de l'allocution de Mme Royal et du fait que le scrutin était clos dans la circonscription concernée. » Cette tolérance à l'égard de Mme Royale « ne saurait avoir valeur de précédent pour les prochaines consultations électorales », a tenu à souligner le collège des conseillers.

Mardi, Ségolène Royale affirmait sur Twitter qu'elle avait « donné une déclaration à enregistrer pour diffusion après 20H00 au choix des médias ». « Si certains médias l'ont diffusé avant, c'est leur choix », avait-elle ajouté dans un deuxième tweet. Ségolène Royal avait également fait part de son inquiétude au sujet d'une éventuelle sanction du CSA à son encontre. Décision pourtant impossible, le contrôle du CSA ne s'appliquant qu'aux diffuseurs audiovisuels, ne concerne en aucun cas une personne qui fait des déclarations.

Sans tarder, France Télévision a répliqué que les conditions de direct avaient été clairement posées. La candidate savait donc ce qu'elle faisait.

Malgré cette bévue, le CSA a estimé que « dans l'ensemble le processus électoral avait été bien respecté » par les opérateurs audiovisuels.

(AFP)