Le potager bio s’impose partout, même en ville

Rédaction en ligne

vendredi 09 mars 2012, 15:30

Le printemps arrive, jardiniers des villes et des champs se préparent à semer ou planter des fruits et des légumes, tournant résolument le dos aux engrais de synthèse et pesticides : le potager bio est dans le vent.

Le potager bio s’impose partout, même en ville

©Michel Tonneau

« C’est une tendance de fond », explique Claude Fournier, directrice générale des éditions Terre vivante, spécialisées dans l’écologie pratique. « Déjà, il y avait un engouement pour le potager, au détriment de l’ornemental », dit-elle. Le glissement s’est fait naturellement vers le bio : on traite de moins en moins, on fabrique son lombricompost avec l’aide de vers, on attire les pollinisateurs, on recrée des haies autour de son jardin, on installe des nichoirs même sur son balcon…

« Semer une graine, la voir grandir, regarder pousser le légume, le manger, c’est être connecté à la nature, et ça fait du bien », note Claude Fournier.

Le jardinage plus ou moins bio devient « la norme, une tendance de masse, on retrouve ça dans toutes les revues, même les plus traditionnelles », affirme-t-elle. En ville, il monopolise les jardins partagés et les balcons d’où s’échappent tomates cerises ou poivrons.

Les éditeurs surfent sur la vague. Parmi ses titres les plus récents, Terre vivante propose « Je démarre mon potager bio » (120 p, 12 euros), qui explique comment faire son compost, pailler ses légumes, utiliser des coccinelles pour éviter des nuisibles, répandre des décoctions de prêle ou d’ortie. Avec des fiches toutes simples pour faire pousser artichaut, tomate ou menthe.

« Mon potager bio en ville » (même éditeur, 192 p, 19,30 euros) détaille comment planter sur le toit, en pot, en sac, en hauteur, ou faire de la « lasagne » sur un carton en alternant matière verte et matière brune. Comment aussi éviter l’air pollué et la réverbération.

Sans se présenter comme bio, « Réussir pas à pas son potager » (Marabout, 192 p, 12,90 euros) ne cache pas ses préférences. « Rien n’est plus facile que de cultiver bio chez soi », dit-il. « Les systèmes naturels de culture ne stressent pas les végétaux et les soins qui leur sont prodigués dans un modeste potager leur assurent une santé de fer ».

Larousse s’adresse aux amateurs débutants avec « Encore raté ! » (112 p, 4,90 euros), dont la couverture s’orne d’une image de carottes ratatinées, et consacre un autre guide au compost (120 p, 9,90 euros), la base des cultures naturelles.

Les sites ne sont pas en reste, comme celui de « Jardiner autrement », qui explique le « jardinage responsable » : limiter les produits chimiques, économiser l’eau. Il organise des conférences à Bercy, Nantes ou Pont-à-Mousson. Les jardiniers plus avancés peuvent participer au concours « Jardiner autrement ».

Pour les autres, conférences-débats, projections de films, ateliers, animations sont offerts un peu partout du 20 au 30 mars, à l’occasion de la « semaine pour les alternatives aux pesticides » (www.semaine-sans-pesticides.fr).

AFP