Louer un tram ou un bus : les tarifs fous !

AISSA AMKOUY

lundi 30 avril 2012, 15:17

La Stib mais aussi le musée du Tram pour les véhicules anciens proposent des trams et des bus à la location pour les particuliers. Mais ce n’est pas à la portée de toutes les bourses...

Louer un tram ou un bus : les tarifs fous !

Alain Dewez

Fêter un anniversaire ou un mariage dans un tram ou dans un bus, c’est possible. La Stib met ses véhicules à disposition des citoyens bruxellois. Mais la somme, très élevée, a de quoi freiner les ardeurs des Bruxellois les plus originaux. « Le prix varie selon les demandes du client », clarifie d’emblée Georges Barloo, responsable au service des transports spéciaux de la Stib. « Selon le nombre de kilomètres parcourus, la qualité du véhicule et le nombre d’heures prestées par le conducteur Stib, le demandeur peut en avoir pour 3.000 à 4.000 euros de frais ».

Le Tram-cocktail

Selon l’administrateur de la Stib Philippe Touwaide, il existe deux types d’activités proposées aux particuliers.

D’une part, le bus-salon de type 8060 où les navetteurs peuvent prendre un verre. Mais aussi le Tram-bar, le Tram-apéro et le Tram-cocktail où il est possible d’équiper les véhicules d’un bar comprenant boissons, sandwichs garnis et accompagnés de soirées dansantes.

Ces deux activités sont proposées par le Musée du Tram situé au croisement des boulevards de la Woluwe et du Souverain ainsi que de l’avenue de Tervueren.

A .A.

Même son de cloche du côté de l’administrateur délégué du Musée du tram, Roland De Coster. « Effectivement, nos tarifs sont élevés. Pour une location d’ancien tram ou bus à travers la ville, on peut compter entre 700 et 800 euros de frais. Toutefois, nous avons des formules moins coûteuses comme le trajet fixe Woluwe, le musée et Tervuren en aller-retour pour 400 euros le samedi et 500 le dimanche ». Comment expliquer cette différence de prix entre les transports spéciaux et le Musée du tram ? « Le Musée propose des véhicules plus anciens que les transports spéciaux. De plus, notre ASBL est gérée par de nombreux bénévoles. Ces deux facteurs importants font que nos prix sont moins chers ». Du côté des transports spéciaux, les demandes ne sont pas nombreuses. « En ce qui concerne les particuliers, nous ne recevons pas plus de deux demandes de location de véhicules par an. Ce qui est logique étant donné nos prix élevés. Nous sommes davantage sollicités par des maisons de production qui réalisent des courts voire des longs métrages. Par ailleurs, dans le cadre du film belge Manneken-Pis (NDLR : lire notre encadré ci-contre), ils en ont eu pour environ 8.000 euros », nous raconte Georges Barloo.

Le Musée du tram compte, en revanche, bien plus de demandes. « Entre 150 et 200 demandes par an », souligne Roland De Coster. « Nous recevons énormément de propositions de groupes de personnes qui se divisent le montant. Cela rend l’événement plus facile à réaliser », conclut-il.