Walter Van Beirendonck défile à Paris dans une explosion de couleurs

Rédaction en ligne

vendredi 29 juin 2012, 00:05

Les défilés de mode masculine du fantasque styliste belge Walter Van Bierendonck à Paris sont toujours très courus : explosion de couleurs, fantaisie créative jusqu’au clownesque parfois, esprit décalé, loin de tout conformisme.

Walter Van Beirendonck défile à Paris dans une explosion de couleurs

AFP

Jeudi après-midi, sa collection présentée dans la fournaise terrible d’une vaste galerie d’art, n’a pas déçu ses fans même si de nombreuses pièces, chemises-tuniques, costumes en coton blanc ou jersey noir, vestes à carreaux, pourraient cette fois, débarrassées des accessoires délirants du défilé, s’adresser à un plus grand nombre d’hommes en quête d’élégance.

Un modèle noir albinos ouvre le bal avec un chapeau haut de forme aux couleurs guimauve, veste et large noeud pap sur un bermuda rayé ivoire et rose. Les mannequins les plus grands doivent se baisser pour éviter de laisser leur chapeau fantaisie dans l’encadrure de la porte.

Les mollets sont recouverts de chaussettes hautes, noires avec des lettres de l’alphabet de différentes tailles en blanc. Impossible de sortir sans ses porte-chaussettes anachroniques qui encerclent le haut du mollet d’un élastique comme ceux de nos arrière grand-pères.

Les chaussures vernies noires sont décorées sur chaque côté d’un motif d’éclair stylisé en jaune, orange ou rose fluo. Ou siglées « Silent » et « Secrets » du nom de la collection.

Alors que beaucoup de marques, encore davantage à Milan qu’à Paris, semblent organiser des défilés pour avoir une vidéo glamour à diffuser dans leurs boutiques, ici, ce n’est pas le genre de la maison.

Un imperméable transparent sur veste en jacquard vert néon laisse place à une séquence « bondage » : une chemise blanche est entièrement sanglée sur le buste, le torse nu d’un modèle noir très musclé est contraint par une corde enroulée qui lui passe aussi entre les jambes.

Un T-shirt saumon avec un dessin de corde rose néon suit, porté avec de longs gants en cuir façon Gilda.

Outre les très hauts chapeaux tarte à la crème, les derniers modèles arborent une corolle aux couleurs de pâtisserie autour du cou, parfois transpercé de flèches. Walter, barbe longue à la ZZ Top et combinaison blanche à multiples poches, vient saluer, tout sourire.

(afp)