La coupe au sommet, c’est la crête

Rédaction en ligne

vendredi 10 août 2012, 17:07

Un joueur de foot c’est avant tout un talent, de bonnes jambes, de beaux goals, certes, mais aussi une bonne coupe - de cheveux. Mario Balotelli en est l’illustre exemple. Sa crête, on n’y coupe pas cet été.

La coupe au sommet, c’est la crête

©AFP

On ne vous l’a peut-être jamais dit mais, en football, la tondeuse est un élément déterminant. Tout d’abord parce qu’il est primordial que la pelouse soit coupée à la perfection pour accueillir les crampons des champions. Mais aussi, voire surtout, parce que de la coupe de ces messieurs dépend parfois toute une carrière. Et par coupe, on ne parle pas ici d’un quelconque trophée.

Que retient-on d’un joueur aujourd’hui ? D’accord, quelques goals. Peut-être. Mais l’inculte du ballon rond – qui n’y voit précisément qu’un ballon rond avec des gens qui courent derrière – gardera surtout en mémoire ses frasques people, ses démêlés avec la police… et sa coiffure ! Dans tous ces domaines, Mario Balotelli est sans conteste le maître de cet été 2012. En termes de fantaisie capillaire, il y a de la matière. Entre décolorations et dessins en tous genres, sa parure la plus excentrique reste sans doute celle où son crâne se fait page de coloriage pour bambins italiens : des petits triangles en vert, en blanc et en rouge, un écusson du pays et – pour la partie « j’apprends à compter » – un chiffre : 17. C’était en 2009. À l’époque, son club, l’Inter Milan, avait déjà gagné 17 fois le championnat d’Italie.

Mais cette année, SuperMario revient à plus de sobriété. Car la coiffure de l’été, c’est bien celle que l’enfant terrible du football italien arborait lors de cet Euro 2012. Crâne rasé avec juste une courte crête au centre. Au naturel ou en blond peroxydé, selon l’envie du moment. Simple mais audacieux. Pratique à laver et rapide au séchage. Efficace quoi. Et classe avec ça.

Sa coiffure, Mario Balotelli a bien compris que c’était l’une des clés de sa popularité. Et il en joue. Début juillet, il a créé le buzz avec une pub de l’équipementier Nike où il se mettait en scène chez le coiffeur. À la recherche de la coiffure qui fera date, l’attaquant de Manchester City lance plusieurs clins d’œil à ses prédécesseurs, des anciennes stars du foot et de la coupe. Entre deux coups de ciseaux, Balotelli passe du look bandeau-cheveux longs frisottis de Ronaldinho au brushing coupe-mulet de Chris Waddle, sans oublier le célèbre triangle de Ronaldo et la tignasse afro décolorée de Valderama. Certains rappellent que Balotelli n’est pas le premier à choisir la crête décolorée. Avant lui, Djibril Cissé avait déjà craqué pour cette excentricité capillaire. Un autre pro du grand rectangle abonné aux frasques diverses. Le problème avec ces meneurs de jeux aux crânes m’as-tu-vu c’est qu’ils finissent toujours par lancer une tendance capillaire que l’on subit tout un été. Et en 2012, on n’y coupe pas, c’est la crête à la Balotelli qui sévit.

Elodie Blogie (st.)