Antoni et Alison ouvrent la semaine de la mode à Londres

Rédaction en ligne

vendredi 14 septembre 2012, 21:43

Le duo britannique Antoni et Alison a fêté ses 25 ans en faisant défiler une collection de robes de soie peintes, telles des tableaux abstraits et parfois accessoirisées à l’aide de trompe-l’oeil.

Antoni et Alison ouvrent la semaine de la mode à Londres

Antoni et Alison (Reuters)

Les modèles sont fluides, les coupes simples pour faire ressortir les dessins et peintures : des tags, des balafres noires, des taches vives, des motifs floraux, des impressions de pierres précieuses. Ici ou là, un col a été esquissé au pinceau, un noeud, un ruban.

Une fanfare de cuivres accompagne le défilé. Au fur et à mesure, les robes, aux tons d’abord sobres – noir, écru – s’enrichissent de bleu, de violet, se transforment en aquarelles avec du rose et du vert d’eau, puis en tableaux expressionnistes avec du jaune et de l’orange.

Pour cette nouvelle collection, le duo s’est emparé de peinture en bombes, à l’huile et acrylique pour réaliser un travail « plus abstrait », a expliqué à l’AFP le styliste Antoni Burakowski après sa présentation.

« Nous avons peint nous-mêmes, sans nous inspirer du travail d’autres peintres (…) Nous avons écouté la fanfare de cuivres, une musique qui nous était étrangère, c’est ce qui nous a inspirés », confie-t-il.

Le styliste, qui a rencontré Alison Roberts à la St Martins School of Art avant de lancer leur marque commune en 1987, se dit toujours enthousiasmé par Londres, malgré le sombre climat économique.

« On a commencé il y a 25 ans en pleine récession, la récession est toujours là et pourtant, c’est une bonne époque pour débuter et pour continuer (dans la mode) parce que c’est une époque réelle, c’est un peu dur mais cela produit du bon travail », a-t-il jugé.

Place aux contrastes et à la géométrie chez Jean-Pierre Braganza, pour une ambiance rock et futuriste. Les robes, les tailleurs-pantalons et les combinaisons sont asymétriques, les angles pointus, pour une allure androgyne.

Chez ce styliste né à Londres, qui a grandi au Canada, le noir est omniprésent. Tantôt il tranche avec le blanc et le crème pour un effet épuré. Sur d’autres modèles, il se fond un peu au rouge sang et au bleu électrique, des tons chers à l’artiste ukrainienne Zinaida Lihacheva, avec qui Braganza a travaillé pour cette collection.

Au total, une soixantaine de défilés et une trentaine de présentations sont au programme de la Fashion Week londonienne, jusqu’à mardi soir. Parmi les grands noms présents, Vivienne Westwood présente sa deuxième ligne Red Label dimanche et les défilés Burberry et Mulberry sont prévus respectivement lundi et mardi.

Au Royaume-Uni, l’industrie de la mode génère chaque année 21 milliards de livres (26 milliards d’euros) et emploie plus de 800.000 personnes, selon le British Fashion council, organisateur de la Fashion week.

Quelque 5.000 visiteurs (acheteurs, journalistes et photographes) sont attendus pour cette Semaine de la mode londonienne, au cours de laquelle des commandes de l’ordre de 100 millions de livres sont attendues.

Originalité de cette édition, une collection consacrée à Minnie, le célèbre personnage de Disney, a été réalisée par plusieurs stylistes de la Fashion week et sera présentée samedi, avant d’être vendue sur le site d’enchères en ligne ebay.

(AFP)