Mode : Vivienne Westwood défend l’écologie

Rédaction en ligne

dimanche 16 septembre 2012, 23:30

Portant moustache et short rose, V. Westwood a appelé dimanche à une « révolution climatique » en présentant une collection printemps-été moins déjantée mais toujours marquée par sa touche punk, au troisième jour de la Fashion Week de Londres.

Mode : Vivienne Westwood défend l’écologie

Dans le décor majestueux et très institutionnel du ministère des Affaires étrangères, l’extravagante styliste rousse, âgée de 71 ans, est apparue en combattante du réchauffement de la planète, grimée d’une moustache et l’oeil cerclé de noir.

Vêtue d’un short rose à rayures recouvert d’un collant fin moucheté, chaussettes et sandales à talons compensés, la couturière arborait un casque et un t-shirt proclamant « climate revolution » en lettres blanches et noires, derrière une bannière au slogan identique.

En comparaison, la collection printemps-été de sa deuxième ligne, Red Label, semble presque sage. Elle puise dans des registres divers : des visages sont maquillés tels des sérigraphies d’Andy Warhol, des perruques de magistrats alternent avec des coiffures fifties.

Une robe-chemise à rayures rouges et blanches côtoie un caraco satiné glamour, un twin-set rétro, une robe de cocktail noire, un pantalon à carreaux… ou un t-shirt rappelant à l’aide d’une carte du monde orange et verte le message écologique de la couturière.

« Avant, on avait une guerre des classes, riches contre pauvres, et où est le clivage maintenant ? Il est entre les idiots et les éco-guerriers », avait peu avant déclaré Vivienne Westwood.

L’ambiance était plus apaisée chez Nicole Farhi, qui a présenté une collection minérale et lumineuse, taillée dans le marbre des carrières italiennes de Carrare.

Dans le cadre art déco du Royal Institute of British Architects, sous les yeux de l’influente rédactrice en chef du Vogue américain Anna Wintour, la styliste française a exprimé sa passion pour la sculpture, avec des robes d’une grande pureté, structurées ici par un angle sur la hanche, là par l’effet origami d’un bustier plissé.

Le blanc domine la palette, qui explore des nuances subtiles allant de l’ivoire au jaune pâle, du gris perle à la terre de Sienne.

Le tissu, souvent rigide comme du papier, est parfois soyeux et transparent pour un chemisier ou un débardeur, ou brillant pour un trench. Des cristaux scintillants ont été parsemés de temps à autre, rappelant la brillance du marbre et rehaussant la simplicité des lignes.

A.PS. avec l’AFP.