La SL veut rester la référence
VINCENT HAYEZ
vendredi 30 mars 2012, 12:41
Un style inimitable pour la 6e génération. Un châssis tout alu, aussi rigide que léger. Des performances de super-sportive et le confort d'une limousine.
© DR
VINCENT HAYEZ
vendredi 30 mars 2012, 12:41
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Née il y a bientôt 60 ans, la SL n'a jamais cessé de fasciner les amateurs fortunés de belles automobiles.
La Mercedes SL 500 en bref
Moteur : V8 biturbo ; 4.663 cm3, 435 ch. Roues arrière motrices, boîte automatique à 7 rapports.
Longueur : 4,61 m. Coffre : 364 l.
Vitesse maximale : 250 km/h (limitée). 0 à 100 km/h en 4,6 s.
Consommation moyenne : 9,1l/100 km (112 CO2/km).
Prix : 121.605 euros TVAC.
Autre motorisation : SL 350 (V6/306 ch) à partir de 101.035 euros TVAC.
Bien vu
Style préservé
Confort de très haut niveau
Poids et consos en baisse
Moteur rageur (500)
Matériaux nobles, finition exceptionnelle
Tenue de route bluffante
Peut mieux faire
Budget !
Endurance des freins
En 1954, ce sont les fameuses portes papillons qui surprirent. Et trois ans plus tard, la version roadster fit définitivement entrer la belle dans l'histoire des automobiles d'exception. Depuis lors, en six générations, les prouesses techniques se sont multipliées, la course à la puissance n'a jamais cessé mais le style de la carrosserie, lui, est bel et bien demeuré intemporel.
Celle qui nous est présentée aujourd'hui affiche une double personnalité, du point de vue tant de ses performances que de sa carrosserie. Car si l'avant nous semble avoir été travaillé encore et encore pour aboutir à une « gueule » digne des plus grandes productions, la poupe nous paraît plus timide, moins racée. Question de goût, forcément.
A bord, l'habitué des produits huppés de l'étoile n'aura aucun mal à retrouver ses marques. L'ergonomie ne souffre aucune critique, pas plus que la finition qui touche à la quasi-perfection. En mettant en marche le V8 désormais gavé par deux turbos, on regrette presque que le bruit soit à ce point étouffé. C'est que les utilisateurs de ce genre de machines doivent être à l'abri des nuisances, qu'elles soient sonores ou provenant de la suspension. Et pour les ravir un peu plus encore les chanceux , Mercedes s'est allié les services des meilleurs acousticiens, de chez Bang & Olufsen notamment, pour offrir un rendu exceptionnel de ce que l'on peut ici vraiment appeler une chaîne haute-fidélité.
La musique, vous pourrez l'écouter avec délectation même lorsque le toit aura été replié sous le capot arrière. Il vous faudra quelques secondes pour cela mais, malheureusement, la manuvre devra se dérouler à l'arrêt.
Sur de larges avenues dégagées, la SL 2012 vous invitera alors à la délicate balade. Siège multicontours ventilé, massant et chauffant si besoin, nuque réchauffée grâce au flux d'air provenant de l'appui-tête, vous profiterez d'un coin de ciel bleu sans l'ombre d'un remous, même bien au-delà des vitesses autorisées chez nous ! Il faut dire que si en plus vous avez pris soin de cocher l'option de la suspension pilotée (baptisée Active Body Control) même les inégalités de la route se feront oublier malgré la présence d'énormes jantes de 19 pouces !
Une averse ? Repliez le toit et profitez alors du « Magic Sky Control » en verre teinté. Comme sur la défunte Maybach, on y fait circuler un courant électrique qui modifie la position de microparticules pour transformer ce morceau de verre en véritable store vénitien.
Et pour couronner le tout, même les essuie-glaces ont reçu une innovation majeure puisque les bras des balais sont parsemés de multiples petits trous (160 pour être précis) d'où sort le liquide chauffé si la température extérieure l'exige. Le genre de « détail » qui tue !
Mais une SL, aussi sophistiquée soit-elle, ne serait rien sans un châssis et un moteur d'exception. Le premier est tout entier constitué d'aluminium et de magnésium, gage de rigidité et de poids moins élevé. Et pour le moteur, la 500 fait appel à un bloc de plus faible cylindrée que par le passé, abandonnant son 5,4 au profit d'un 4,6 litres dopé ici par deux turbocompresseurs. Résultat, 47 chevaux de plus, soit un total de 435. De quoi littéralement arracher le bitume au démarrage mais aussi et surtout offrir des reprises de tout premier ordre !
C'est donc bien cela la SL version 2012 : un mix de techniques de pointe tout au service d'un conducteur qui usera d'un engin extraordinaire selon l'humeur du moment