Audi SQ5 TDI : SUV hautes performances

vendredi 03 août 2012, 17:01

En même temps que le traditionnel face-lift de milieu de carrière, l'Audi Q5 ouvre la voie à une version S, performante et sobre.

 Audi SQ5 TDI : SUV hautes performances

: DR

Fidèle à sa réputation, Audi rend exclusif le premier contact avec cette SQ5. L'habitacle, parfaitement assemblé, garni d'un cuir de grande facture, est orné de matériaux variés et qualitatifs. La position de conduite est bonne grâce au compromis confort-maintien offert par les sièges avant. Le V6 s'éveille discrètement et fait oublier le désagréable claquement des moteurs diesels. D'emblée, le paramétrage du Sound Actuator révèle tout le brio des musiciens de chez Audi. A bas régime ce V6 TDI sonne comme un V8 essence. Un régal pour les oreilles qui s'amenuise au fur et à mesure que le régime augmente. Les 650 Nm de couple fournis par le 3.0 au mazout régaleront les amateurs de reprises. Volontaires, souples et disponibles, ils se laissent apprécier à bas régimes et n'incitent pas à aller chatouiller la zone rouge.

L’Audi SQ5 en bref

Moteur : V6 diesel à double turbo ; 313 ch, 650 Nm. Transmission intégrale Quattro, boîte robotisée ZF à 8 rapports. Longueur : 4,64 m. Coffre : 540 l. Poids : 1840 kg. V-max : 250 km/h. 0 à 100 km/h en 5,1 sec. Conso moyenne : 7,2 l/100km. Prix : non défini

Bien vu

Couple Sonorité Performances Comportement Consommation Boîte de vitesse Présentation irréprochable

Peut mieux faire

Poids Direction Liste des options Tarif probablement élevé

Et pourtant en exploitant le maximum de sa puissance, le SQ5 abat le 0 à 100 km/h en 5,1 secondes ! Dans une bande son épatante, ils permettent de transformer ce SQ5 en TGV. Redoutable sur autoroute grâce à ses 313 chevaux, ce SQ5 fait merveille sur les nationales où la motricité, le châssis stable et exempt de tangage et de roulis fait merveille. Malheureusement, ses 1840 kg, le font souffrir dans les portions lentes et sinueuses. Malgré cette masse élevée, les freins, pourtant vigoureusement sollicités, n'ont pas failli à leur tâche.

L'agrément offert par le SQ5, tant en conduite apaisée que dynamique est bien entendu conditionné par sa remarquable boîte de vitesse à 8 rapports. Rapide, douce et précise, elle magnifie la souplesse du moteur en permettant une exploitation maximale de la plage de couple. Une souplesse profitant à la consommation qu'Audi annonce à 7,2 l/100 km. Une valeur qui nous parait légèrement optimiste. L'interface Audi Drive Select offre au conducteur de paramétrer les suspensions, la réponse à l'accélérateur, les lois de changements de rapports, ainsi que la consistance et la démultiplication de la direction. C'est peut-être elle qui porte le plus volontiers le flanc à la critique. Effectivement cette nouvelle direction électromécanique réduit la démultiplication en ville et accroit la consistance en conduite dynamique, mais elle transmet toujours trop peu d'informations et offre un feeling assez artificiel.

Un détail en regard de l'homogénéité de ce SQ5. Le face-lift accompagnant cette SQ5 se fait discret. A l'arrière, mis à part les feux, rien ne distingue ce Q5 de la précédente génération. À l'avant par contre, la calandre voit ses encoignures adoucies et reçoit de nouvelles optiques. Le SQ5 tire profit d'un bouclier plus sportif, d'une calandre spécifique, de jantes de 20 ou 21 pouces et d'une hauteur de caisse réduite de 30 mm. Le Q5 2012 propose également le cruise control adaptatif avec freinage automatique d'urgence et l'alerte de dévoiement avec correcteur automatique.

En attendant la commercialisation en fin d'année, que ceux qui craignent le tarif Audi et la douloureuse pression fiscale soient rassurés : nous avons pris le volant d'une Q5 2.0 TDi 143 chevaux, tout simplement parfaite !