L’orgasme vaginal est-il réel ?
Rédaction en ligne
jeudi 12 avril 2012, 00:24
Y aurait-il plusieurs types d’orgasmes ? Cela fait des années que les experts se déchirent sur le sujet. Selon certains, l’orgasme clitoridien et vaginal seraient bel et bien différents. Pour d’autres, ils sont liés.
Cela fait des années que des scientifiques ont tenté de savoir si l’orgasme vaginal était bel et bien possible. Une étude publiée dans le Journal of Sexual Medicine suggère que le phénomène est bien réel.
La plupart des experts tendent à dire qu’il existe plus d’un type d’orgasme. Dans une série d’essais, les chercheurs ont comparé des plus anciennes et de nouvelles données sur l’orgasme féminin. Leur conclusion est formelle ; l’orgasme clitoridien se différencie de l’orgasme vaginal.
Tout le monde ne s’accorde pourtant pas là-dessus, rapporte le Huffington Post. La gynécologue française Odile Buisson explique, par exemple, que les structures internes du clitoris sont directement reliées au vagin, et qu’il n’existe donc pas deux types différents d’orgasmes. Selon elle, il s’agirait donc d’un seul et même orgasme. En somme, elle estime que l’orgasme vaginal est en fait un orgasme clitoridien, qui est obtenu autrement.
La plupart des chercheurs voient pourtant une distinction entre les deux, c’est le cas de Barry Komisaruk, professeur à l’université Rutgers (New Jersey). Komisaruk a effectué des enregistrements vidéos de l’activité cérébrale chez les femmes pendant l’orgasme. Il a découvert que différentes parties du cerveau étaient activées selon l’endroit et la façon dont une femme se masturbait.
Chaque femme est différente
Beverly Whipple, professeur émérite à l’université Rutgers, écrit dans la série d’essais que la « région G » (il n’y aurait pas de véritable point G) de chaque femme est différente. « L’orgasme a lieu dans le cerveau des femmes et il peut être ressenti selon les différentes régions du corps que la femme stimule », écrit-elle.
Le Huffington Post conclut qu’il n’y a pas de choses précises à faire pour obtenir un certain type d’orgasme – qu’il soit clitoridien ou vaginal – parce que chaque femme est différente. « La recherche obsessionnelle du point G ou de l’orgasme vaginal est la meilleure façon de perdre le désir », explique Emmanuel Jannini, professeur à l’Université de l’Aquila.
P.VA.