Le vélo nuit à la santé sexuelle des femmes

Rédaction en ligne

mercredi 11 juillet 2012, 15:00

En comprimant le périnée, la selle placée trop haut peut provoquer des engourdissements, voire des problèmes neurologiques.

On savait déjà que le vélo, pratiqué de manière intensive, présente un risque pour… la santé sexuelle.

En cause, le « nez » de la selle traditionnelle, qui peut causer des troubles érectiles chez l'homme. Mais un effet comparable est observé chez la femme. Un article paru cette semaine dans le « Journal of sexual medicine » montre qu'en effet que l'augmentation de la pression provoquée par une position très penchée vers l'avant peut comprimer le périnée et affecter les sensations génitales, ainsi, sans doute, que les fonctions sexuelles. « Les auteurs mettent en cause une trop grande inclinaison entre la selle et le guidon, l'écrasement des tissus pouvant mener à une perte de sensibilité génitale. Ce phénomène a été rarement mis en évidence, car il implique que des femmes volontaires aient accepté que l'on place des sondes de pression à l'intérieur du vagin pendant la pratique du sport, ce qui doit être particulièrement inconfortable », explique le souligne le professeur Thierry Roumeguère, chef de service d'Urologie à l'hôpital universitaire Erasme (ULB).

Chez l'homme, la selle peut comprimer l'artère qui alimente le pénis en sang, provoquant engourdissements et picotements. Utiliser une selle sans « nez » peut soulager. Mais une solution identique n'est pas recommandée pour les cyclistes… sans pénis.

Notre enquête dans le Soir en PDF.

Frédéric Soumois