Un bassin rue Cyrille Dewael
GEOFFROY HERENS
mercredi 11 avril 2012, 09:03
La commune a décidé d'acquérir une maison de la rue Cyrille Dewael avant de la démolir et d'y installer une zone de rétention d'eau. D'autres mesures pour éviter les inondations sont prévues. Cette fois en amont.
Orp connaît (trop) bien les inondations La rue Dewael nest pas la seule actuellement à létude : la rue Smeers (Noduwez), lavenue Vandervelde (Orp-le-Grand) sont aussi visées © René Breny
Le nº39 de la rue Cyrille Dewael, à Orp-le-Grand, a une malheureuse notoriété : l'été dernier, tant le jardin que la maison se sont trouvés plusieurs fois inondés par les fortes pluies. Avec, in fine, d'importants dégâts causés en grande partie par des coulées de boues impossibles à contenir et qui ont touché tout le quartier.
Lors du dernier conseil communal, les élus ont décidé à l'unanimité d'acquérir le bien privé en question. Coût (fixé par le receveur de l'enregistrement) : 190.000 euros. La commune projette ensuite de démolir le bâtiment afin de pouvoir créer au même endroit une zone de rétention d'eau dont la forme précise reste à définir.
« Ce sera une première solution mais, idéalement, il faudra agir le plus en amont possible sur les bassins versants, précise d'emblée Hélène Guion, l'ingénieure engagée par la commune pour étudier la problématique des inondations dans l'entité. D'autres dispositifs sont ainsi envisagés des deux côtés, qu'il s'agisse de la Campagne de la Noo ou de celle dite de l'Arbre, en accord avec les riverains et les agriculteurs (avec qui les échanges sont constructifs), évidemment. »
Fascines privilégiées
Un des projets consiste en la réalisation d'un aménagement style canalisation ou fossé à ciel ouvert, qui capterait les eaux descendant des champs et les dirigerait directement vers le réseau d'égouttage. De quoi épargner davantage les propriétés des particuliers. Parallèlement, la mise en place de bandes anti-érosives (enherbées, couvertes de cultures céréalières
) et de fascines (financées par un budget communal de 20.000 euros) là est également encouragée.
« L'avantage des fascines, c'est qu'elles seront d'emblée opérationnelles, contrairement à des haies naturelles, explique la jeune ingénieure. Mais pour ce faire, il faudra d'abord que les terres aient été moissonnées et retravaillées. Les agriculteurs seront dès lors incités à agir au plus vite une fois les récoltes effectuées. »
Reste que la rue Dewael n'est pas la seule actuellement à l'étude : la rue Smeers (Noduwez), l'avenue Vandervelde (Orp-le-Grand)
sont également dans le viseur. « Il faut bien commencer par quelque part », note Hélène Guion qui sait pertinemment bien que son travail, entamé début janvier de cette année, est loin d'être terminé.