Marre de surveiller la prison

FREDERIC DELEPIERRE

mercredi 18 avril 2012, 09:07

Police. Le rapport annuel 2011 de la zone Nivelles-Genappe. Une très légère hausse de la criminalité sur la zone ainsi que des dégradations et des destructions en hausse. Les policiers ne veulent plus surveiller la prison lors des mouvements de grogne.

Marre de surveiller la prison

Même s’ils apprécient leur commissariat flambant neuf, les policiers de la zone Nivelles-Genappe aimeraient quand même passer plus de temps sur le terrain © rené breny

Mais que fait la police ? La meilleure solution pour le savoir est de se rendre ce samedi 21 avril à la journée portes ouvertes de la zone de Nivelles-Genappe. L'occasion de visiter le commissariat flambant neuf situé au 71 de la chaussée de Charleroi, à Nivelles. L'occasion aussi d'assister à de multiples démonstrations de l'activité policière. « Il y aura des maîtres-chiens, la voiture-tonneau, des arroseuses, des expositions d'armes et un stand de techno-prévention, annonce le chef de corps, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman. Exceptionnellement, nous avons aussi sollicité l'hélicoptère de la police fédérale. Durant toute la journée (entre 10 et 18 heures), jeunes et moins jeunes pourront aussi découvrir une fausse scène de crime à laquelle ils ne pourront accéder qu'après s'être fait prendre les empreintes. » Une façon assez ludique de se rendre compte du travail quasi quotidien de la police locale.

Ce travail, le patron de la zone Nivelles-Genappe l'a passé en revue ce mardi en présentant le rapport annuel d'activités pour 2011. Une année sans hausse particulière en matière criminelle mais avec quelques points qui méritent néanmoins d'être relevés.

Prison Comme l'année précédente, c'est LE point noir mis en exergue par le chef de zone et les bourgmestres (MR) de Nivelles et Genappe, Pierre Huart et Gérard Couronné. « Nous en avons assez de remplacer les gardiens de la prison de Nivelles lorsqu'un mouvement de grogne éclate comme ce week-end, s'emporte Pascal Neyman. Nous ne sommes pas formés pour ça. Nous n'en avons pas les moyens. En plus, les heures prestées ne sont pas remboursées par le fédéral et ça perturbe notre service. Pendant que les hommes sont à la prison, ils ne peuvent pas patrouiller et doivent ensuite récupérer leurs heures. C'est une aberration historique à laquelle il faut mettre fin. »

Criminalité Elle est en très légère hausse. En 2011, 3.879 délits ont été commis pour 3.748 en 2010 et 3.836 en 2009. Au total, la police a procédé à 286 arrestations administratives et 269 arrestations judiciaires. De manière générale, elle est intervenue à 13.288 reprises et a ouvert 206 dossiers d'aide aux victimes.

Délinquance urbaine Après avoir connu une recrudescence en 2009, les faits de vandalisme ont à nouveau chuté en 2011, passant de 518 à 459. Par contre, les destructions et dégradations ont atteint un nouveau pic avec 63 faits. Les coups et blessures poursuivent, eux, leur diminution passant de 288 à 242.

Cambriolages Que ce soit chez des particuliers ou dans des entreprises, commerces ou bâtiments publics, le nombre de cambriolages était en baisse constante depuis plusieurs années. La tendance s'est inversée. De 453 faits en 2008, il était passé à 328 l'an dernier pour remonter à 350 en 2011.

Environnement C'est une priorité de la police qui y passe beaucoup de temps. Résultat : en un an, le nombre de procès-verbaux est passé de 382 à 653.