« Un projet qui construit l'avenir »

JEAN-PHILIPPE DE VOGELAERE

mercredi 09 mai 2012, 09:07

Ottignies-LLN. L'Olivier soutient le « Village de bien-être » au Château Balzat. Une manière de répondre aux besoins criant issus du vieillissement de la population. Un projet décrié par l'opposition.

« Un projet qui construit l'avenir »

Une vue qui pourrait être prise d’un ballon si le projet se construit De quoi montrer, selon les promoteurs, qu’il s’intègre dans l’espace boisé existant © Tractebel ENGINEEring

Sur 31.129 habitants, la population d'Ottignies-LLN compte 13,7 % d'entre eux qui sont aujourd'hui âgés de plus de 65 ans, dont un tiers a plus de 80 ans. C'est ce qui pousse le collège communal à, selon le bourgmestre Jean-Luc Roland (Écolo) « soutenir le projet du Château Balzat ». Le collège a ainsi donné un avis favorable au « Village du bien-être », dérogatoire au schéma de structure et au règlement communal d'Urbanisme, en attendant que les fonctionnaires régionaux délivrent le permis. Lequel est attendu vers la mi-juillet.

Pour rappel, le projet déposé par la société Domaine de Balzat, détenue à 50 % par Maurice de Montjoye et Charles Dufour et à 50 % par Belfius Immo, vise le site de l'ancien hôtel, sis dans le quartier du Petit-Ry, en face de l'athénée royal d'Ottignies et à proximité de la gare et de la clinique Saint-Pierre. Les propriétaires souhaitent y aménager, dans trois blocs différents, reliés par un parking souterrain de 130 places, une maison de repos et de soins (120 lits dont 30 pour les personnes désorientées et 20 en courts séjours), un centre de jour de 15 places, une résidence service de 50 appartements, une résidence service intergénérationnelle de 47 appartements, 16 kots et 7 chambres à louer, une résidence classique de 17 appartements, des garde-meubles, une cuisine centrale et des restaurants, un centre de bien-être et des surfaces de service de proximité.

Pour l'échevine des Aînés, Cécile Lecharlier (Écolo), « ce projet novateur est idéalement situé au cœur de notre cité, et répond à une attente criante sur le territoire communal et au-delà. » Et la présidente du CPAS, Jeanne-Marie Oleffe, de préciser encore que « nous négocions actuellement des places spéciales, avec des prix moindres, pour permettre de répondre à de réels besoins ».

Un « plus » pour la ville

Le premier échevin, en charge de l'Urbanisme, Cedric du Monceau (ICH), ajoute que « le collège a voulu apporter quelques modifications au projet de départ, en prévoyant des parkings souterrains, avec entrées et sorties via le rond-point des Villas, en agrandissant les trottoirs et reculant le bâtiment – avec une hauteur équivalente à celle de l'actuelle conciergerie de l'athénée – d'une vingtaine de mètres, afin de garder l'écran boisé actuel et de moins gêner les riverains. »

Et de commenter : « Nous sommes des gens qui veulent faire construire l'avenir et faire face aux défis qui nous attendent. Je sais que certains diront que le lieu n'est pas approprié, mais ils étaient dans une majorité quand ils avaient la possibilité de racheter le site. »

L'échevin Jacques Benthuys (PS) sait aussi que certains s'opposeront à ce projet, « comme on s'est opposé à la clinique ou à Louvain-la-Neuve, mais à un moment, il faut savoir trancher ». Et Jean-Luc Roland de conclure : « Il faut voir plus loin et comprendre le réel “plus” que ce projet d'intérêt général va apporter à l'ensemble de la ville. »