Le Proxibus attire enfin les navetteurs

XAVIER ATTOUT

mardi 29 mai 2012, 09:08

La mobilité est la principale préoccupation des Waterlootois. Aucune autre commune du Brabant wallon n'a un aussi haut ratio de voiture par habitant.

On ne vous apprend rien : la mobilité est le point noir de Waterloo. C'est d'ailleurs la principale préoccupation des Waterlootois, selon une étude de la police fédérale qui paraitra d'ici peu.

Il n'est pas rare de retrouver trois voitures dans le garage d'une villa. Alors que la commune agit aussi comme un véritable entonnoir, absorbant toutes les voitures des alentours. 23.500 véhicules transitent par exemple chaque jour par la chaussée de Bruxelles. Résultat : cette circulation asphyxie complètement la mobilité.

Comment s'en sortir ? Aucun grand changement structurel n'est possible. Il faut donc agir sur l'infrastructure actuelle (nouvelles pistes cyclables et trottoirs réaménagés) ou créer de nouvelles manières de se déplacer. L'une d'entre elles fait son chemin. Le Proxibus circule dans les rues de la commune depuis quatre ans. Mais son réel démarrage date de l'an dernier lorsque les plages horaires ont été élargies, de même que son périmètre d'action. L'objectif de départ était de rabattre les navetteurs vers la gare, il permet dorénavant aux habitants d'également rejoindre le centre de Waterloo ou les différents quartiers de l'entité.

« Faire circuler le Proxibus toute la journée et le samedi nous a permis de faire passer la fréquentation à 5.000 navetteurs par mois, soit 160 par jour, se réjouit l'échevin de la Mobilité, Alain Schlosser (MR). C'est la plus importante de Wallonie ! » Précisons néanmoins que chaque voyage est gratuit – financé à hauteur de 55.000 euros par an par la commune, fait plutôt rare en Wallonie. D'où la difficulté d'effectuer des comparaisons.

« Le Proxibus est une alternative confortable à la voiture individuelle, explique le bourgmestre Serge Kubla (MR). L'idée est d'enlever des voitures de la circulation, de permettre à certaines personnes de faire leurs emplettes sans chercher une place de parking pendant vingt minutes. Il faut multiplier ces initiatives pour désengorger le centre. » Le Proxibus reste néanmoins encore sous-exploité. Il est essentiellement rempli aux heures de pointe.

Pour le reste, le collège est prêt à envisager toutes les pistes pour fluidifier la circulation. Le Villo (vélos disponibles en libre-service) est à l'étude, des localisations de stations doivent être définies avant de lancer le système de car-sharing Cambio alors que le concept Blue Bike (vélos partagés) est également en réflexion.