Le CPAS au bout de ses peines

XAVIER ATTOUT

vendredi 08 juin 2012, 10:10

Rixensart. La construction d'une maison de repos de 85 lits et d'une crèche pouvant accueillir 60 bambins est enfin bouclée. Conq années de chantier auront été nécéssaires. Les coûts ont éxplosée, l'ardoise est salée. Reste encore à gérer le déménagement du service administratif.

Le CPAS au bout de ses peines

Le Val du Héron, situé rue de Messe, deviendra d’ici quelques mois le centre névralgique du CPAS avec une crèche, une maison de repos et un centre administratif © RENÉ BRENY

Le chantier le plus coûteux de l'histoire de la commune de Rixensart est en passe de se terminer. L'extension de la maison de repos et la construction d'une nouvelle crèche XXL sont bouclées. La première a été inaugurée il y a quelques jours, la seconde le sera fin juin. Les deux structures sont déjà en ordre de marche. Reste encore à réaménager l'ancien home qui accueillera l'administration du CPAS (Centre public d'action sociale). Ce sera chose faite en mars 2013.

À ce moment-là, on pourra enfin dire que le Val du Héron, situé rue de Messe, sera devenu le centre névralgique du CPAS. Et qu'une importante page peut se tourner. Celle d'un chantier pharaonique qui aura duré cinq ans et englouti 17 millions d'euros. Un montant qui aura évolué au fil des années et des mauvaises surprises. En 2006, le dossier était estimé à 9,6 millions d'euros… L'investissement aura été essentiellement réalisé sur fonds propres. Seuls 3 petits millions auront été subsidiés par la Région pour la maison de repos.

Pour rappel, la première pierre a été déposée en avril 2007. Depuis, les mésaventures et contretemps se sont succédé. Les travaux ont même dû être suspendus pendant 18 mois, histoire d'obtenir les subsides tant attendus. « Ce chantier, qui aura finalement duré toute la législature, aura été très pénible pour le personnel (NDLR : 200 personnes ou 147 équivalents temps plein au total) et les résidents de la maison de repos, explique la présidente du CPAS, Catherine De Troyer (PS). Ils ont dû s'accommoder de nombreux désagréments comme ces infirmières qui ont dû multiplier les kilomètres d'une aile à l'autre du bâtiment. Bref, c'est un vrai soulagement de voir le bout du tunnel. »

Nouveaux services aux aînés

Le home public se présentait sous la forme d'un T. On lui a rajouté deux pieds pour en faire un H. Une nouvelle aile de 7.152 m2, sur deux étages, accueille la maison de repos de 85 lits (dont 45 pour la maison de repos et de soins), dorénavant mise aux normes. Lumineuse, spacieuse et colorée, elle modifie le quotidien des résidents.

« Le nouveau bâtiment est bien plus grand et offre de nombreuses nouvelles possibilités, se réjouit le directeur de la maison de repos, Marc Bouteiller. On va pouvoir développer de nouveaux services tels que les massages, un espace coiffure, un espace sensoriel et poursuivre notre partenariat intergénérationnel avec la ferme de la Hulotte. »

Toutes les chambres sont dorénavant individuelles. Et trois terrasses ont pu être construites grâce une donation de l'ancien président du CPAS Bernard Kahn. Enfin, si tous ces aménagements améliorent le confort, ils ne résolvent pas le problème du manque de places d'accueil pour les aînés. La liste d'attente compte 140 personnes. Aucun projet d'augmentation du nombre de lits ne figure dans les cartons.

Parmi les nouveautés, un centre de jour pour quinze personnes est accessible. Une crèche de 60 places (neuf nouvelles) a aussi été construite en face du home. Divisée en quatre pavillons, elle rassemble les crèches de la place Ardelle à Rosières et de la rue du Plagniau. Un parking de 83 places a été aménagé en sous-sol. Il reste encore à dégoter une entreprise qui voudra bien réaliser les travaux extérieurs. Ce qui ne semble pas aisé. Enfin, une nouvelle voirie permet de dégager quelque peu la rue de Messe de la circulation. On peut dorénavant quitter le site en longeant le parking de la galerie commerciale.

Pour le reste, l'échec du rachat du site de GSK à Genval entraîne la confirmation du déménagement du centre administratif du CPAS dans l'ancienne maison de repos. D'ici là, le personnel travaillera toujours dans les locaux de la rue Alphonse Colin. Il cohabite avec les ouvriers du chantier RER, Tuc Rail étant propriétaire du bâtiment. Heureusement pour lui, le CPAS n'est pas le seul à avoir pris du retard…