Le centre 100 au printemps

JEAN-PHILIPPE DE VOGELAERE

jeudi 21 juin 2012, 10:51

Brabant wallon. Un centre temporaire, avant l'arrivée du centre 112 pour 2015. En attendant, les appels 100 émanant du Brabant wallon sont gétés par Bruxelles ou par Mons.

Le centre 100 au printemps

La gouverneure du Brabant wallon Marie-José Laloy en avait fait sa priorité depuis six ans Le Centre 100 est désormais sur ses rails… © RENÉ BRENY

ENTRETIEN

Six ans déjà qu'elle en fait sa priorité. Et dans cette semaine des bonnes nouvelles, après un accord conclu pour les travaux d'un rond-point à la sortie du R0 à Haut-Ittre et le lancement de la station d'épuration Orchis à Braine-le-Château, elle est heureuse de nous révéler que le dossier de réalisation d'un centre 100, temporaire avant le centre 112, est lancé. Entretien avec la gouverneure du Brabant wallon, Marie-José Laloy.

On n'y croyait plus…

Quand on le dit, on le fait ! Il faut juste être entreprenant… Je me dois de remercier le bourgmestre de Wavre, Charles Michel (MR), pour l'aide précieuse apportée dans ce dossier. Ainsi que la Régie des Bâtiments, l'inspection des Finances et la Santé publique. Sans oublier l'accord du gouvernement qui prévoit que chaque province doit disposer d'un centre 100, avant de passer progressivement au centre 112.

Pour quand donc un service 100 opérationnel ?

Pour le printemps 2013, le centre 100 du Brabant wallon le sera. Nous allons, en effet, d'ici là faire placer des Portakabins dans la cour de la police de Wavre et les câbler pour y installer une équipe de sept personnes capables d'assurer le suivi des appels 100. Et ce, 24 h sur 24, tous les jours de l'année.

Et pour le centre 112 ?

Nous en sommes à la phase de la demande de permis. On va abattre l'ancienne poste de Wavre, rue Florimond Letroye, mais en garder la façade pour le nouveau. L'ancien bâtiment de la Ville de Wavre, prêté un temps à la RTBF, sera, lui, rénové. L'objectif est d'installer là, pour 2015, un « call-taker » neutre, capable de gérer à la fois ce qui est encore les appels 100 (pompiers, ambulances) et 101 (police). Il faudra compter sur trois équipes de sept personnes, plus le management, soit 30 à 32 personnes. Et nous en profiterons pour y installer le nouveau centre de crise provincial. En cas de catastrophe, gérer une crise sera du bonheur. Même si je préfère évidemment que nos concitoyens en soient dispensés !

Pour quel coût, ces travaux ?

L'acquisition des bâtiments, plus les travaux nous amènent à un total de 5.252.580 euros qui seront pris en charge par le Fédéral.

En fait, pourquoi ne pas passer directement au 112 ?

D'abord parce que c'est la loi, tout simplement. Ensuite parce qu'il faut former progressivement tout le personnel au respect des règles du 112. Pour l'instant, nous avons des services qui travaillent tous dans l'intérêt général, mais avec des contingences de secret différentes. Prenons le cas d'un ambulancier qui est amené à secourir un toxicomane. Ses priorités iront aux soins. Le policier, lui, étudiera plus la question d'un éventuel trafic de drogue sous-jacent. Dans le futur, il faudra que ces services travaillent au 112 dans la neutralité puisqu'ils seront tous sur le même plateau.

En attendant ?

Il faut rassurer la population. Comme la province de Namur teste pour l'instant le 112, tous les appels 100 des zones téléphoniques 010, 019, 071 et 081 seront gérés depuis le centre 100 de Mons. Pour la zone 02, rien de changé avec Bruxelles qui continue à s'en charger. Tout est donc assuré jusqu'au passage du témoin au printemps, avec un Brabant wallon enfin maître de son service 100.