Les propositions de Picqué pour une 7e réforme de l’Etat

Rédaction en ligne

samedi 05 mai 2012, 13:58

Le ministre-président bruxellois a abordé les points « de tension » entre la Région et le fédéral, comme son financement et le transfert des compétences lors de la fête de l’Iris. Il a toutefois salué la 6ème Réforme de l’Etat.

Les propositions de Picqué pour une 7e réforme de l’Etat

Le ministre-président bruxellois Charles Picqué (PS) a débuté son discours lors de la fête de l’Iris par une série de questions sur l’avenir de la Région. « Il y a un an nous étions plongés dans l’incertitude institutionnelle et notre Région était un sujet de controverse. Il aura fallu une rude négociation pour que soient enfin entendues nos revendications.

Cette 6ème réforme de l’Etat nous aura quelque peu consolé. Nous entendons parler, déjà, d’une 7ème réforme de l’Etat inéluctable. Passé le moment de surprise devant un tel empressement, autant prévenir que Bruxelles ne sera pas en reste dans le concert des nouvelles revendications si d’aventure cela devait se produire. »

Les espoirs de Picqué pour Bruxelles

« J’ai souvent envisagé, moi aussi, l’hypothèse de quelques réformes. En voulez-vous un rapide aperçu ? Je pense au droit à la libre association de la Région aux politiques communautaires dans les domaines de l’école et de la petite enfance. A savoir le soutien à la création de places, à la fixation des normes d’agrément des crèches pour qu’elles soient adaptées aux spécificités urbaines de notre Région et cela en concertation avec la COCOF et la VGC.

Je pense à une maîtrise d’ouvrage partagée entre le Fédéral et la Région pour les projets de Beliris.

Je pense à un accord de coopération avec le Fédéral concernant les conséquences financières du démembrement de la propriété immobilière qui conduit à une réduction significative de nos droits d’enregistrement et exigeant une concertation préalable obligatoire dans tout ruling fiscal fédéral qui toucherait les impôts régionaux.

Je pense à un accord de coopération sur la procédure de recrutement dans les institutions et organismes fédéraux afin de garantir un minimum d’emplois aux Bruxellois. A ce propos, je profite de l’occasion pour m’adresser aux partenaires sociaux bruxellois avec lesquels nous avons toujours eu un dialogue respectueux et fructueux. Ceux-ci ont un droit et un devoir de critique vis -à-vis du politique et nous l’acceptons. Je sais qu’ils veulent combattre tant la détresse sociale liée au chômage que les bouchons automobiles souvent liés à la navette. C’est pourquoi j’aimerais qu’ils usent de toute leur influence pour pousser les entreprises publiques et privées au recrutement de Bruxellois.

Je pense aussi à un accord de coopération pour établir des règles de tutelle concertées sur les intercommunales actives dans plus d’une région.

Je pense à un accord de coopération permettant l’intégration tarifaire de nos différentes sociétés de transport régional et rendant aussi possible la desserte des zones économiques de la périphérie flamande et wallonne à partir des quartiers de Bruxelles.

Mais il faut aussi réfléchir à ce que nous pouvons imaginer dans le champ des relations entre communes et Région. Je pense à la conclusion de conventions de législature communale entre Région et communes tant pour déterminer le cadre budgétaire de l’action communale que le respect des objectifs de développement voulus par la Région.

J’aimerais aussi suggérer le regroupement sous une seule autorité de la tutelle sur les communes, les CPAS et les zones de police.

Enfin il faudra aussi, conformément à nos accords et dès la nouvelle législature communale, proposer après concertation, de nouvelles frontières communales cohérentes. »

P.VA.