Le syndicat de la police dit « stop au massacre »

Rédaction en ligne

samedi 09 juin 2012, 20:24

Réagissant à la mise en alerte3 de la Région bruxelloise, à la suite de l’agression des deux policiers, le syndicat de police, Sybol.be, s’étonne d’avoir appris cette nouvelle « parla presse ».

Le syndicat de la police dit « stop au massacre »

© Belga

Et de déplorer que, « sur le terrain, les policiers n’aient aucunement été avertis des implications de ce code, des mesures à prendre ». L’occasion, aussi, pour eux de rappeler que « les effectifs sont toujours aussi minces, aucun armement spécifique n’a été prévu, les armes collectives restent planquées dans leurs coffres, c’est l’improvisation habituelle ».

« Depuis plusieurs années, explique Eddy Lebon, secrétaire général, nous essayons, sans résultat notoire à ce stade, d’obtenir une réaction efficace et structurée des ministres de tutelle, face à l’augmentation des violences graves à l’encontre des forces de l’ordre. En effet la sécurité des policiers de terrain n’est plus assurée pour différentes raisons. Dès lors les forces de l’ordre ne peuvent plus garantir le droit à la sécurité des citoyens prévu par la loi ».

Sypol.be stigmatise « la politique de désarmement progressif des forces de police et l’état d’esprit angélique hérité de la réforme ». « Vouloir une police proche du citoyen, orientée vers la communauté, ne veut certainement pas dire qu’on doit ou peut la désarmer face aux criminels, pointe le syndicat. Ici à Molenbeek, les policiers ont vidé 2 sprays lacrymogènes pour répliquer à un criminel armé d’un couteau, sans résultat ».

Le syndicat rappelle certaines de ses revendications : doter chaque patrouille d’intervention, comme avant réforme, d’une arme collective efficace, dissuasive et moderne d’un calibre de police suffisant et adapté ; disposer de l’arme électrique qui, « dans le cas présent aurait, une fois de plus, permis aux policiers de répliquer de manière adéquate » ; permettre aux policiers travaillant en civil, comme à leurs collègues en uniforme, de porter leur arme sur le chemin du travail, comme avant réforme.

« Ensuite et surtout, poursuit le syndicat, nous demandons au législateur de prévoir des sanctions lourdes et proportionnées dans un délai raisonnable, contre les auteurs de rébellions et violences commises envers les membres des forces de l’ordre. Et surtout nous revendiquons que la magistrature les applique, car sans cela pas de dissuasion ! »

Enfin, le syndicat attire « une nouvelle fois » l’attention sur le fait que « les baisses drastiques des budgets de la police depuis 2008 voire leur non-indexation, a hypothéqué d’une manière certaine le fonctionnement de la police intégrée et mis en grave péril la sécurité de nos concitoyens et des membres des forces de l’ordre ».

Fabrice Voogt