Be Park, un partage de places de parking privées à Bruxelles

Rédaction en ligne

mercredi 27 juin 2012, 20:20

C’est une première en Europe, un dispositif de partage des places de parking privées. C’est une entreprise bruxelloise qui a lancé le concept afin de répondre au problème de stationnement en agglomération.

Be Park, un partage de places de parking privées à Bruxelles

©Le Soir

La Région bruxelloise et certaines communes ont décidé de soutenir le développement d’une première européenne : un dispositif de partage des places de parking privées. Cette première attire les regards à l’étranger également.

S’appuyant sur les progrès fulgurants des nouvelles technologies de l’information et de la communication, Be Park propose aux propriétaires de parkings privés, de mettre à la disposition du public, moyennant rémunération par voie électronique, les places inoccupées en fonction du moment. Le tout est réglé par convention.

Pour le moment, la société Be Park a déjà réussi à convaincre quelques patrons d’hôtels de Bruxelles et d’Amsterdam, qui voient d’un bon œil la perspective de bénéficier de quelques rentrées supplémentaires en journée, ou plus généralement en période creuse par une utilisation optimale de leur parking, sans avoir à en gérer ni l’organisation pratique, ni le marketing.

Idem en soirée, voire partiellement en journée, à Bruxelles, pour certains acteurs immobiliers bruxellois (Cofinommo, ING Real Estate…) et du secteur de la grande distribution (Match, Champion). Ces derniers ont perçu dans le système un moyen de rentabiliser leur espace de parking en louant ainsi des emplacements à des riverains pour le stationnement en dehors des heures d’ouverture du magasin.

Les bénéficiaires sont les particuliers, mais aussi des restaurants, des salles de théâtre ou des entreprises à la recherche de places de parking pour leurs clients.

Internet support matériel de base

Le web et les smartphones, voire, plus simplement le gsm, ainsi que la barrière ou le volet d’accès au parking activable à distance sont les outils matériels incontournables du dispositif élaboré par Be Park.

Internet en est le support immatériel de base. Il permet de faire varier l’offre de stationnement en fonction du moment et des disponibilités et de le faire savoir aux usagers potentiels qui doivent simplement s’inscrire en ouvrant un compte sur le site de Be Park et de télécharger l’application smartphone pour ceux qui en disposent.

Arrivé devant le parking annonçant des emplacements disponibles, l’automobiliste doit former un numéro d’appel unique et introduire le numéro de code du parking. Le système fonctionne également via sms.

Il n’y a d’échange ni de ticket de parking, ni d’argent. Le paiement se fait par domiciliation ou portefeuille électronique.

Soutien de la Région bruxelloise et de plusieurs communes

La start-up bruxelloise à la base du projet bénéficie du soutien de la Région bruxelloise depuis son démarrage. Selon le ministre bruxellois de l’Economie, Benoït Cerexhe, elle a bénéficié d’un subside à la recherche (près de 100.000 euros), d’une garantie sur 80 % de son emprunt bancaire de 125.000 euros via le Fonds bruxellois de garantie, d’un prêt subordonné de Brustart, et de différentes primes régionales à la consultance, au recrutement et à l’exportation.

Elle est hébergée dans le centre d’entreprises M-village de la Région, sis à Schaerbeek et bénéficie enfin de l’accompagnement de l’Agence Bruxelloise de l’Entreprise.

Au-delà du soutien régional, des communes telles que Saint-Josse-Ten Noode et Schaerbeek l’ont accueillie à bras ouverts. La première est prête à exiger l’ouverture (commerciale) des parkings privés aux riverains à certaines heures au moment du renouvellement des permis d’environnement. Celle de Schaerbeek est prête à agir sur la taxe sur les parkings à l’avantage de l’entreprise pour encourager le secteur privé à mettre des emplacements de stationnement à la disposition du public dans les quartiers souvent saturés de voitures.

Be Park attire également les regards à l’étranger. La société annonce son implantation dans 5 pays d’ici la fin de l’année prochaine (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, France et Espagne). L’opérateur de mobilophonie Telefonica (Espagne) est déjà entré dans le capital de la start-up bruxelloise.

Belga