#cestjoelle, simple clin d’œil aux Bruxellois

CEDRIC PETIT

vendredi 14 septembre 2012, 16:29

« Bruxelles plus sereine » reste l’étendard principal derrière lequel se range le cdH, a tenu à rappeler le parti après la diffusion d’un encart réservé aux électeurs de la capitale.

#cestjoelle, simple clin d’œil aux Bruxellois

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La diffusion d’un encart publicitaire dans les boîtes aux lettres des Bruxellois a semé un certain trouble dans la campagne du cdH. Comme indiqué dans notre édition en ligne de ce jeudi, la tête de liste bruxelloise pour les élections communales, Joëlle Milquet, s’est rangée à Bruxelles-ville derrière le slogan #cestjoelle.

Un slogan né d’un buzz qui avait animé les réseaux sociaux il y a quelques mois, lors de la nomination d’Yves Leterme à l’OCDE. La vice-première s’était alors targuée, sur Bel RTL, d’y être « pour quelque chose ». Quelques minutes plus tôt, au micro du même Fabrice Grosfilley, celle qui était alors ministre de l’Emploi avait encore mis sur son compte les chiffres de l’emploi en Belgique.

Il suffit parfois d’un rien : le buzz #cestjoelle était né, qui offrait aux internautes la possibilité de décliner sur tous les tons le gimmick.

En guise de clin d’oeil, l’équipe de communication de la tête de liste à Bruxelles pour le cdH a décidé de s’emparer de ce micro-incident dans un tract distribué dans les boîtes aux lettres.

« Mais il ne s’agit ni d’un slogan, ni d’un programme de campagne, l’équipe de comm’ a voulu adresser à Joëlle, un peu par surprise, un message sympathique, connecté avec les modes de communication modernes », explique-t-on du côté du service de communication de la ministre.

Le programme tel qu’il a été distribué le 31 août reste centré sur le slogan « Bruxelles plus sereine ». « La confusion, si elle existe, n’est présente que sur les réseaux sociaux », indique l’attachée de presse de Joëlle Milquet. A force de traquer le moindre soubresaut de la campagne, certains utlisateurs de Twitter auraient-ils surdimensionné la désaffection de #Joelle pour la communication digitale ?

« Clairement», précise encore Dorothée Klein, « il faudrait arrêter de dire que Joëlle Milquet est brouillée avec les réseaux sociaux. Elle est d’ailleurs très présente sur Facebook ; mais fait l’impasse sur Twitter, qu’elle juge trop chronophage. Sans se priver pour autant de rencontrer les citoyens sur le terrain. »