Un enfant de 3 ans s'échappe d'une école d'Ixelles

Rédaction en ligne

vendredi 14 septembre 2012, 15:33

A Ixelles, un enfant de trois ans est sorti de son école sans que les surveillants s'en aperçoivent. Plus de peur que de mal. Un homme l'a récupéré sur la route et l'a ramené chez lui.

Un enfant de 3 ans s'échappe d'une école d'Ixelles

Capture d'écran Google Maps

« Miraculeux ». Le papa de Victor n'en revient toujours pas. Mercredi, en fin d'après-midi, il travaille à son domicile, quand on sonne à la porte avec insistance. Un inconnu est là, avec son fils de 3 ans. Le petit bout était pourtant censé être à la garderie de l'école Tenbosch, rue Américaine. Que fait-il là, avec cet homme ? « J'ai retrouvé votre enfant au milieu du carrefour, chaussée de Charleroi », lui lance-t-il, plein de reproches dans la voix. Olias, le papa, essaye de mettre un sens à tout cela. « Comment un enfant de trois ans peut-il sortir d'une école sans que personne s'en inquiète ?! Le temps de reprendre mes esprits, j'ai eu sa maman au téléphone. Elle était sur le point d'aller chercher Victor à l'école. Quand je lui ai expliqué la situation, elle avait du mal à y croire. A l'école, personne n'avait rien remarqué ! Victor est parti 1h30 plus tôt et personne ne s'en est inquiété ! »

La porte par laquelle le petit Victor était volontairement laissée entreouverte. En effet, elle n'est pas équipée d'un bouton-poussoir destiné aux adultes ni de surveillance vidéo. Le système a été commandé en 2010, mais, selon l'échevine de l'instruction publique, Marinette De Cloedt (MR), des lenteurs administratives ont beaucoup retardé son installation. En attendant, un concierge a été désigné pour surveiller la porte en permanence.

Olias a pensé un moment porter plainte contre l'école. Mais après discussion avec le directeur, il a renoncé. « Si je porte plainte, c'est ce monsieur qui va être considéré comme responsable. Or, il subit aussi la situation qu'on lui impose : une surpopulation, un manque de moyens. Il doit gérer une école de 300 élèves. »

Olias en appelle à la responsabilité de la commune. « Un jour il y aura des victimes. A force de couper dans les budgets, voilà ce qui arrive. » Il lance aussi un appel à l'homme qui lui a ramené son fils. « C'est un héros ordinaire ! Il a pris le temps de parcourir les rues pour arriver à ce qu'un gamin de trois ans retrouve sa maison. Je voudrais le retrouver parce que sur le moment même, je n'ai pas pu le remercier comme il se doit. »

C.D.P