2012 sous le signe du sport

MATHIEU COLINET

lundi 12 mars 2012, 09:16

Charleroi. La Métropole a contracté le virus du sport et s'est concoctée un programme d'en traînement intensif.

2012 sous le signe du sport

Au-delà de la pratique professionnelle, la Ville a cherché à soutenir le sport pour tous © DR

Donner l'image d'une métropole qui bouge, d'une ville dont les habitants, au-delà d'une poignée de professionnels, ont attrapé le virus du sport, c'est tout l'objectif du Comité de développement stratégique de Charleroi et du Sud Hainaut en cette année 2012. Charleroi s'est vu décerner voici quelques mois le titre de « ville européenne du sport ». Depuis lors, les forces vives carolos, comme on les appelle, ont planché avec une série de partenaires sur un programme d'événements, censé scander le penchant sportif de la métropole.

Les Carolos ne se dépensent pas plus que les Montois ou les Liégeois par exemple. Mais la majorité communale en place, sous l'impulsion de l'échevine Ingrid Colicis (PS), a fait depuis son accession aux responsabilités du sport pour tous une priorité. L'enveloppe financière réservée aux grands clubs a été rabotée au profit des plus petites entités. Les forces vives carolos ont selon elles revendiqué le titre de ville européenne du sport pour mettre en évidence cette politique. Elles l'ont fait également sans doute parce que voici quelques mois le collège espérait encore obtenir sur un terrain choisi aux limites de Marchienne-au-Pont le centre d'élites sportives. Dans cette perspective, la distinction aurait pu, sait-on jamais, donner encore un peu plus de poids à la candidature carolo. Finalement, celle-ci n'a jamais été envoyée. Entre-temps, le ministre des Sports André Antoine (CDH) avait plusieurs fois laissé entendre qu'il préférerait voir l'infrastructure s'élever ailleurs.

Le Comité de développement stratégique a prévu un budget communicationnel pour assurer la promotion de cette année européenne du sport. La Ville de Charleroi, l'Adeps et le Centre de médecine sportive participeront également au financement de certains événements. Au-delà, l'initiative fédère surtout des manifestations déjà existantes. Elles bénéficiaient de leurs propres budgets. Inutile donc de les alimenter par ailleurs.