Bonne-Espérance mise à l'honneur

FREDERIC DELEPIERRE

mercredi 16 mai 2012, 09:11

Estinnes. L'abbaye de Bonne-Esperance lancera les Journées du Patrimoine qui auront lieu du 7 au 9 septembre prochain. Le ministre wallon Carlo Di Antonio est venu la visiter.

Bonne-Espérance mise à l'honneur

Le ministre wallon du Patrimoine, Carlo Di Antonio, s’est montré impressionné par l’abbaye © avpress

Un véritable honneur. L'occasion rêvée aussi de remettre un peu en lumière ce fabuleux édifice trop méconnu. Située à Estinnes, l'abbaye de Bonne-Espérance a été choisie pour accueillir l'inauguration des Journées du Patrimoine qui se dérouleront du 7 au 9 septembre prochains. Des Journées dont le thème est « Les grandes figures de Wallonie ». Nul doute que certaines d'entre elles – architectes ou tailleurs de pierres – ont pris part à la construction de cette abbaye entre les XIIIe et XVIIIe siècles depuis lors inscrite au Patrimoine exceptionnel de Wallonie depuis 1993. Un bien qui aurait néanmoins besoin d'un petit lifting.

Au cours des dix dernières années, la Région wallonne a injecté quatre millions d'euros dans l'ensemble abbatial qui abrite notamment un collège. « On regarde dans nos budgets. On espère qu'en septembre, l'occasion nous sera donnée d'annoncer de bonnes nouvelles », affirme le ministre wallon du Patrimoine Carlo Di Antonio (CDH) venu sur place annoncer lundi la désignation du site comme hôte des Journées du Patrimoine à l'échevine estinnoise Aurore Tourneur (CDH). Un endroit qu'il a découvert. « Comme beaucoup, j'en avais entendu parler mais je n'avais jamais franchi le pas en venant le visiter. C'est superbe. »

Bonne-Espérance est la seule abbaye du Hainaut qui soit encore totalement debout. L'ensemble abbatial s'organise autour d'une vaste cour d'honneur bordée d'ailes de style classique et autour d'un cloître gothique remanié au XVIIIe siècle. L'ensemble se complète d'une église, d'une ferme, d'un moulin et d'un étang. Fraîchement repeinte dans les tons rouge-rose, l'aile droite a récemment été rénovée.

« Nous espérons dégager une nouvelle enveloppe pour continuer le travail dans la continuité de l'aile déjà rénovée », insiste le ministre. Car après la charpente et la toiture de la basilique et de la tour refaites à neuf, c'est l'aile principale qui crie qui a un grand besoin rénovations. Notamment la façade imaginée en 1745 par l'architecte montois Nicolas De Brissy.

Clôturant sa visite, Carlo Di Antonio insiste sur la transmission du savoir et donc du patrimoine. « Il faut sensibiliser nos jeunes au patrimoine. Il y a un manque d'artisans dans les métiers du verre, du métal, de la pierre, du bois. »

L'abbaye de Bonne-Espérance, un lieu qui espère donc dévoiler ses charmes au plus grand nombre. Lors des Journées du Patrimoine, certes, mais durant toute l'année aussi. « Il faut que nous existions », implore Aurore Tourneur.