Les arbres cartographiés
DIDIER ALBIN
mardi 19 juin 2012, 10:43
Hainaut. Le service de gestion du patrimoine arboré de la Province réalise une cartographoe des essences remarquables. Au total, 1.360 emplacements d'arbres exceptionnels sont identifiés. Objectif: faire découvrir, gérer et sauvegarder les arbres rares et anciens.
Toutes les communes du Hainaut figurent dans linventaire du patrimoine arboré que le service provincial de gestion tient à jour à lagence Hainaut Développement A Tournai, dans son Plan communal de développement de la
Plus de 250 arbres à Mons et à La Louvière, 220 à Charleroi, une centaine à Tournai, 50 à Ath et moins de 20 à Frameries
Toutes les communes du Hainaut figurent dans l'inventaire du patrimoine arboré que le service provincial de gestion tient à jour au sein de l'agence Hainaut Développement.
« Au total, 1.360 emplacements sont recensés, explique l'ingénieur responsable Jean-Paul Vallée. Dans le cadre d'une actualisation demandée par la Région wallonne, nous les cartographions et rafraîchissons les données. » Le travail est
touffu : au-delà de la localisation de spécimens isolés répondant aux critères du Code wallon d'aménagement du territoire, de l'urbanisme, du patrimoine et de l'Environnement (Cwatupe), la province compte des concentrations d'essences rares ou anciennes remarquables, notamment sur des drèves ou dans des parcs aménagés par de vieilles familles d'industriels comme Solvay ou Warocqué. C'est le cas du parc de Parentville à Couillet ou du domaine de Mariemont.
Eléments déterminants
Âge, rareté, taille, intérêt touristique ou historique : ces éléments déterminent la classification, depuis la simple mention dans la liste du Cwatupe jusqu'au référencement comme arbre remarquable, avec un niveau de protection qui impose l'octroi de permis d'environnement pour toute intervention (élagage, coupe). « Il arrive que des procédures de classement comme monument et site soient initiées, selon le chef de service qui cite le cas du tilleul tricentenaire de Mâcon, le plus beau bijou du patrimoine arboré de la province. Un dossier est en préparation. »
Mieux entretenir et sauvegarder ce patrimoine visible depuis la voie publique, mais aussi le faire découvrir : c'est l'objet de la cartographie lancée à la faveur d'une collecte de données auprès des communes par la Région wallonne. « Les inventaires datent du milieu des années 90, ils ne correspondent plus toujours à la réalité », observe l'ingénieur. Des arbres ont disparu comme le plus vieux tilleul de Belgique à Arc Ainière, déraciné par une tempête en 2011. D'autres sont morts. A l'inverse, des particuliers ont fait enregistrer la présence d'une essence rare dans leur propriété.
Les éléments de localisation sont disponibles en ligne, ainsi que le statut des arbres et leur fiche d'identité. La géolocalisation peut servir de point de départ à une série de balades bucoliques. C'est aussi un moyen de sensibiliser le citoyen à la valeur du chêne rouge d'Amérique ou du cornouiller que l'on croise par exemple dans les jardins du château de Monceau.
La protection des arbres remarquables a déjà fait l'objet en 2010 de séances d'information. Le service de gestion des arbres de Hainaut Développement envisage de refaire une campagne l'an prochain. « Outre les données mises en ligne sur le site provincial, nous disposons de données privées sur l'état phytosanitaire des arbres », explique Jean-Paul Vallée.