Goliath dans le viseur du photographe David
BRUNO DEHENEFFE
mardi 31 juillet 2012, 08:54
BRUNO DEHENEFFE
mardi 31 juillet 2012, 08:54
De l'informatique à l'art visuel, il n'y a qu'un virage que Louis David a négocié avec brio. À 27 ans, ce jeune et talentueux photographe présente jusqu'au 4 novembre une série de clichés en noir et blanc à l'étage de la Maison des Géants dans le cadre de la nouvelle exposition temporaire que celle-ci a pris l'habitude de programmer à cette période de l'année.
Sept jours avec Goliath, c'est l'intitulé de cette fort belle expo qui décline le folklore des monstres d'osier sous un angle résolument original et créatif. L'artiste y dévoile l'envers de la tradition et les préparatifs autour du géant emblématique de la ducasse dont l'édition 2012 aura lieu ce quatrième dimanche d'août. Afin de capturer dans son objectif un maximum d'émotions, il s'est lié d'amitiés avec les porteurs.
« J'ai découvert la ducasse d'Ath au début des années 2000. Depuis, je n'ai pas loupé une seule édition », révèle ce Tournaisien au parcours étonnant. Le regard innovant que notre interlocuteur porte sur ces festivités désormais reconnues par l'Unesco s'avère des plus intéressants.
Autodidacte, Louis David a contracté le virus de la photo en voyageant. Il s'est perfectionné en bouquinant et en surfant sur des sites spécialisés.
Encouragé par ses proches, notre interlocuteur a décidé, voici deux ans, d'en faire son gagne-pain. Aujourd'hui, son travail rayonne bien au-delà de nos frontières.
S'il affectionne les portraits, la mode et l'architecture, les mariages sont devenus un de ses thèmes de prédilection et commencent à lui valoir une notoriété internationale.
Fin 2011, il s'est rendu à New York, sa ville natale, pour immortaliser l'union d'un couple. En septembre prochain, de futurs mariés basés aux Etats-Unis feront appel, là encore, à son il aiguisé lui permettant de saisir des instants magiques.
« Grâce aux réseaux sociaux, il est plus facile de se faire connaître à l'autre bout du globe. Je suis souvent contacté par une clientèle étrangère via Facebook. »
À l'univers aseptisé du studio, Louis David préfère le reportage extérieur et la lumière naturelle.
« Depuis l'avènement de la technologie numérique, la photo est à la portée de tous. Cette (r)évolution oblige les professionnels à se surpasser sur le plan créatif et qualitatif. Reste que sans le contact humain, je suis incapable de réaliser de bonnes images. »