Di Rupo : « C’est un acte horrible »
Rédaction en ligne
mardi 13 décembre 2011, 20:22
À la suite des événements tragiques de Liège, les hommes et femmes politiques belges et européens ont réagi vivement. Tous se disent choqués par une telle attaque et expriment leur solidarité envers victimes et à leurs familles.
Le Roi Albert II et la reine Paola se sont rendus, mardi en fin d’après-midi dans le centre de Liège, touché en milieu de journée, par un attentat meurtrier. Ils sont arrivés au Palais Provincial de Liège à 17 heures. Ils ont rejoint la cellule de crise qui s’y tenait en présence d’une forte délégation ministérielle emmenée par le Premier Elio Di Rupo.
Le Roi s’est entretenu avec les principaux représentants des services de secours pendant 1 heure 15 avant de quitter le Palais provincial.
À l’issue de la rencontre, le premier ministre, flanqué des ministres de l’Intérieur et de la Justice, Joëlle Milquet et Annemie Turtelboom, et du ministre-président wallon Rudy Demotte, du bourgmestre de Liège Willy Demeyer et du gouverneur de la Province de liège Michel Foret, a fait une brève déclaration en néerlandais ensuite en français, pour associer le gouvernement tout entier à la douleur des victimes et de leurs proches.
« C’est un acte horrible », a déclaré Elio Di Rupo. « Il n’y a pas de mots pour exprimer cette tragédie. Nos pensées vont d’abord aux victimes innocentes de ce drame ainsi qu’à leurs familles et proches ; mais aussi à toutes les personnes présentes sur les lieux et aux Liégeois et Liégeoises. Le pays tout entier partage leur peine ».
Le Premier ministre a insisté sur le fait que, selon les informations disponibles, il s’agit d’un fait isolé et donc pas d’un acte de terrorisme ou d’un attentat. « Le choc de la population est compréhensible, mais j’insiste c’est un acte isolé ».
Thierry Giet, député fédéral et président du groupe PS à la Chambre :
« Cet événement est particulièrement effrayant. Des vies ont basculé dans l’horreur en une minute. C’est inimaginable que cela arrive dans notre pays avec une telle ampleur. C’est un geste insensé qui fait basculer des familles dans l’horreur. J’ai beaucoup de tristesse et je tiens à exprimer ma solidarité aux victimes et à leurs familles. C’est dramatique, on ne sait pas quoi dire. »
Joëlle Milquet, ministre de l’Intérieur :
« La ministre de l’Intérieur, profondément choquée par la brutalité des faits qui se sont déroulés à Liège, tient à exprimer toute sa compassion aux nombreux blessés, ses pensées aux victimes et ses remerciements aux services de secours et aux services de l’ordre. En contact permanent avec les centres de crise et les services de police depuis le début des faits, la ministre a décidé de se rendre sur place à Liège en compagnie du Premier ministre. La ministre tient à préciser qu’à ce stade, aucune information ne confirme un quelconque lien avec le terrorisme. Il s’agit apparemment d’un acte isolé aux dramatiques conséquences. »
Herman Van Rompuy, président du Conseil européen a déclaré être « complètement bouleversé. Devant l’inexplicable, je reste perplexe, je reste horrifié. » L’ancien Premier ministre belge a avant tout adressé ses pensés « à ceux qui ont perdu la vie, à ceux et celles qui se battent encore pour rester parmi nous, à leurs familles ».
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a pour sa part écrit au Premier ministre belge Elio Di Rupo pour lui présenter ses condoléances. « J’ai été choqué et profondément attristé » en apprenant la nouvelle, a-t-il dit, adressant au nom de la Commission ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles des victimes.
Jerzy Buzek, président du parlement européen, s’est dit « profondément consterné », il a souhaité un rétablissement prompt et rapide aux nombreux blessés et adressé ses pensées aux victimes et à leurs familles. « Je suis persuadé que les autorités belges vont instruire en profondeur cet acte lâche », a-t-il ajouté.